6 livres délicieusement cyniques à dévorer sans plus attendre
© Susan Yin

6 livres délicieusement cyniques à dévorer sans plus attendre

Par Marine Lemaire
Temps de lecture: 5 min

Loin du politiquement correct, le cynisme défie la morale et les normes sociales. C'est en quelque sorte une façon de voir le monde tel qu'il est - (parfois) laid, risible et ridicule -, plutôt que comme on aimerait qu'il soit. On le met à nu, on fait tomber les masques. Et cette sincérité est jubilatoire. C'est pourquoi les auteurs y ont fréquemment recours dans leurs ouvrages. Voici 6 livres cyniques et succulents à dévorer sans plus tarder. Une bonne dose d'humour sarcastique et mordant.

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Faut pas prendre les cons pour des gens

Résumé : Tous les sujets de société sont abordés : les SDF, l’écologie, l’enseignement, l’industrie du tabac, les caisses automatiques, l’hôpital public, l’immigration, le racisme ordinaire, bien-pensance, la surpopulation carcérale, les quotas policiers, les maisons connectées… De quoi faire bouillir la débilité ambiante dans ses contradictions  au grand bonheur des amateurs d’humour absurde !

 

 

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Véritable recueil de gags cyniques, cette bande dessinée aborde des problématiques aussi diverses que variées, toutes dénoncées par l’absurde. La bêtise du réel n’a jamais été aussi jubilatoire. Poussées à l’extrême, les situations tournées au ridicule dans cette BD nous permettent de relativiser. Et même de rire de notre société moderne qui frise (quotidiennement) le ridicule.

 

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Faut pas prendre les cons pour des gens, éditions Fluide Glacial, 56 pages. 12,90€ à la Fnac.

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J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste

Résumé : Le livre le plus drôle jamais écrit sur la mode, augmenté d’une saison 2017 inédite. “Elle va manger au Flore, ça lui donne l’impression de lire.” “Me fais pas rire, ça fait des rides.” “– Elle habite où ? – Devant un miroir.” Loïc Prigent réalise des documentaires sur la mode et laisse ses oreilles traîner dans les défilés et les studios, pour recueillir les bons mots, les rosseries, les énormités et les coups de griffe. Mannequins, attachés de presse, créateurs, c’est tout le milieu de la mode qui s’exprime ici, sans filtre !

 

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Loïc Prigent dépeint avec humour (noir) l’univers singulier de la mode et de la haute couture. Avec son premier livre, il invente un nouveau genre littéraire : le pépiement. Et cette collection de joyeux bavardages “insouciants” et saugrenus est bidonnante.

 

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J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste, éditions Points, 256 pages. 7€ à la Fnac.

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Passe-moi le champagne, j’ai un chat dans la gorge

Résumé : Ils sont de retour. Encore mieux habillés, encore plus déconnectés. Mais attention : « Tu crois que je suis à côté de la plaque mais ce n’est pas toi qui décides où est la plaque » ! Les poètes du hors-sol. Les timbrés du premier rang des défilés de mode. Tout un monde souvent parisien, toujours à la pointe, jamais épuisés. Loïc Prigent revient avec le dernier bulletin de santé de ses petits camarades du monde de la mode.

 

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On ne se lasse jamais des citations piquantes et croustillantes recueillies par Loïc Prigent. Avec ce second opus, le journaliste dresse à nouveau un portrait humoristique et décomplexé d’un monde fascinant : la mode, faite de strass, de défilés et de pépiements. En voici la crème de la crème.

 

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Passe-moi le champagne, j’ai un chat dans la gorge, éditions Grasset, 220 pages. 16€ à la Fnac.

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Gérald, le type qui prenait tout au premier degré

Résumé : Voici Gérald. Gérald est un garçon hors du commun. Il prend tout au premier degré ! Tout ! Lorsqu’il s’agit de trouver l’amour ou un emploi, tout devient compliqué. Il est temps pour lui de prendre sa vie en main . Enfin, façon de parler bien sûr…

 

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Derrière cette bande dessinée se cache Léopold Lemarchand, auteur et comédien de 27 ans. Depuis 2015, il publie des vidéos amusantes et ironiques sur les réseaux sociaux. Il alimente sa chaine YouTube de sketchs et de courts-métrages et compte quelque 600.000 abonnés. Rien que ça. Dans ce premier ouvrage, il relate l’histoire de son personnage fétiche : Gérald. Un mec sans humour, qui ne prend pas la vie du bon côté.

 

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Gérald, Tome 1 : Le type qui prenait tout au premier degré, éditions Michel Lafon, 48 pages. 10,95€ à la Fnac.

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La femme parfaite est une connasse !

Résumé : Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

 

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Destiné aux femmes, mais pas que, ce manuel de vie centralise tous nos petits travers et les tourne au ridicule. On vous l’assure, on se retrouve toutes, page après page, dans les situations dépeintes par les auteures. Résultat : on se moque de soi, tout en prenant du recul. Tranche de rire assurée !

 

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La Femme parfaite est une connasse, éditions J’ai Lu, 160 pages. 5€ à la Fnac.

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L’Odieux Connard. Qu’il est bon d’être mauvais.

Résumé : « Qu’il est bon d’être mauvais ». C’est le credo de l’Odieux Connard dont le blog compte déjà près de 4 millions de lecteurs. Dans cet ouvrage, il persiste à signer des spoilers de films, tels Twilight en deux minutes, mais il s’interroge aussi sur des questions beaucoup plus pratiques : Comment parler le jeune ? Comment survivre au monde hostile d’une grande surface ? Faut-il coucher le premier soir ? L’Odieux Connard est un être maléfique mais terriblement attachant que l’on reconnaît à sa cravate rouge, et à son cynisme légendaire.

 

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Ce bouquin est diaboliquement succulent. Un brin sadiques, les écrits de l’Odieux Connard se dégustent sans faim. On en dévore chaque page sans pouvoir s’arrêter. Et on prend clairement notre pied. Le politiquement correct n’a pas sa place dans ce livre cynique, et ça le rend absolument irrésistible.

 

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L’Odieux Connard. Qu’il est bon d’être mauvais., éditions Points, 288 pages. 7,40€ à la Fnac.

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Tags: Cynisme, Humour, Livres.