Sophie Wilmès, première femme à occuper le poste de Premier ministre

par Thilda Riou
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©Belga

Actuelle ministre du Budget et de la Fonction publique, Sophie Wilmès succédera par intérim à Charles Michel, qui doit prendre la présidence du Conseil européen le 1er décembre.

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Une première en Belgique

Dimanche 27 octobre, la libérale francophone de 44 ans a été nommée Première ministre du gouvernement fédéral belge par le roi Philippe, succédant ainsi à Charles Michel. Sophie Wilmès, actuelle ministre du Budget et de la Fonction publique dans le gouvernement fédéral, exercera un intérim dans l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement.

Cet événement historique a été notamment annoncé sur le compte Twitter du Palais Royal, accompagné d’une photo du monarque aux côtés de la nouvelle cheffe du gouvernement. « Sophie Wilmès est reçue en audience au Palais de Bruxelles. Elle est nommée comme Première Ministre », est-il mentionné.

 

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Présente sur la scène politique belge

Sophie Wilmès est membre du Mouvement réformateur (MR), formation libérale à laquelle appartient également Charles Michel. Considérée comme proche de celui-ci, elle lui succède alors qu’il prendra la présidence du Conseil européen à partir du 1er décembre, et avait annoncé quitter ses fonctions « au plus tard début novembre », selon Le Figaro.

 

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Présente sur la scène politique belge depuis 2000, Sophie Wilmès est Conseillère communale à Uccle puis à Rhode-Saint-Genèse jusqu’en 2015. Elle devient en 2014 députée fédérale en suppléance de Didier Reynders puis entre en 2015 au gouvernement, comme ministre du Budget et de la Fonction publique. Sophie Wilmès sera remplacée à ce poste par un député MR, David Clarinval.

Si ça crée un précédent positif pour les femmes et jeunes filles de notre Royaume, voir plus, tant mieux.

La nouvelle Première ministre s’est confiée à propos de cette nomination sur la station de radio belge La Première lundi 28 octobre : « Ça crée un précédent et si ça crée un précédent positif pour les femmes et jeunes filles de notre Royaume, voire plus, tant mieux ».

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Une fonction d’intérimaire

Sophie Wilmès se retrouve à la tête d’un gouvernement fédéral minoritaire et en affaires courantes. « Nous n’avons que 38 sièges sur 150. Les affaires courantes, c’est à la fois de la continuité de l’État et être en capacité de gérer les affaires urgentes, le cas échéant », affirme-t-elle à la RTBF.

 

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C’est donc un poste qu’elle n’exercera sans doute qu’en intérim, même si son mandat pourrait durer quelques semaines, voire quelques mois. Depuis les élections législatives du 26 mai, marquées par une progression du vote écologiste et des extrêmes, les négociations pour former une nouvelle coalition avancent peu.

« C’est une situation qui ne doit pas durer. L’intérêt de la Belgique, c’est que l’on aie rapidement un gouvernement plein et entier qui soit en capacité de prendre les mesures nécessaires », explique-t-elle à La Première.

 

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Le pays a connu, en 2010 et 2011, une période de 541 jours sans gouvernement en plein exercice. En décembre 2018, l’histoire se répète alors que Charles Michel dépose sa démission à la suite du départ du parti nationaliste flamant N-VA de la coalition, provoquant son implosion.

Un gouvernement en affaires courantes avait été formé, le roi Philippe demandant officiellement au gouvernement démissionnaire de faire fonctionner le pays jusqu’aux élections législatives fédérales de mai 2019.

Source : marieclaire.fr

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Tags: Belgique, Féminisme, Politique.