L’interview confinement #10 : Chloé, créatrice d’un guide de restaurants bruxellois
© Brussels' Kitchen / Naomi Elie

L’interview confinement #10 : Chloé, créatrice d’un guide de restaurants bruxellois

Temps de lecture: 4 min

Parce qu'on vit tous ce confinement de manière différente, la rédaction marieclaire.be a décidé de balader son micro virtuel et d'interroger des profils variés sur leur façon d'appréhender la situation.

Famille nombreuse, couple, en ville, à la campagne, confiné, en première ligne… Le but de cette série d’interviews est de vous donner un aperçu varié, personnalisé, et le plus représentatif possible de la population Belge en cette période compliquée.

La dixième à se prêter au jeu de l’interview confinement, c’est Chloé, fondatrice du guide de restaurants Brussels’ Kitchen.

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Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Chloé, j’ai 30 ans, j’habite à Ixelles et suis la fondatrice du guide indépendant de restaurants Brussels’ Kitchen.

 

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Avec qui es-tu confinée ?

Je suis avec mon copain et mon chat, Bouboule.

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Quel est ton métier/occupation et en quoi est-ce impacté par la situation actuelle ?

Mon activité principale consiste à aller tester de nouveaux restos, bars, cafés, et s’il s’agit d’adresses coup de coeur, de rédiger une chronique et de les référencer sur Brussels’ Kitchen. La deuxième partie principale de mon activité est d’organiser de chouettes événements culinaires avec ces mêmes chefs bruxellois. Tout ça est évidemment à l’arrêt malheureusement.

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Comment occupes-tu tes journées ?

La première semaine, pendant que tout le monde se plaignait, moi je vivais ma meilleure vie. Deux cours de sport par jour, un puzzle, et enfin le temps pour préparer toutes les recettes possibles et imaginables que j’avais eu un jour envie de faire.

Et puis ça m’est tombé dessus. Je ne sais pas rester sans travailler longtemps, et ça m’a vite foutu le cafard. J’ai donc décidé de continuer à alimenter le site, mais avec les recettes des chefs cette fois. J’ai aussi mis en place un cours de cuisine live gratuit, que je donne tous les jeudis avec un chef invité depuis le compte instagram de Brussels’ Kitchen.

 

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Les ingrédients sont communiqués une semaine à l’avance, afin qu’un maximum de monde puisse « vraiment » participer, et pas juste regarder le cours. Et puis je relaye sans cesse toutes les initiatives mises en place par l’horeca pour garder le dessus via le compte instagram. Mettre tout ça en place m’a fait beaucoup de bien me permet de garder une routine de travail saine.

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Quelle est la plus grosse difficulté selon toi dans ce confinement et comment est-ce que tu gères ça ?

La perte de toute spontanéité. Les gens me manquent, mais ce qui me manque le plus, c’est de pouvoir appeler quelques potes pour un apéro improvisé si tout d’un coup l’envie nous prend, et qu’il y a justement un rayon de soleil.

 

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De pouvoir se dire, demain, on n’irait pas à la mer? Ma vie sociale n’a jamais été organisée longtemps à l’avance, et pourtant je ne mange normalement quasi jamais chez moi (sauf le dimanche, on essaye d’instaurer ça au moins le dimanche). La liberté de pouvoir faire les choses, tout simplement.

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Qu’est-ce qui te manque

Le plus 

Voyager, faire des choses sur un coup de tête, mes amis, ma famille.

Le moins

Ne jamais réussir à se croiser avec mon copain.

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Quelle est la découverte la plus cool que tu aies faite pendant ton confinement (que ce soit niveau perso ou un compte Insta / une recette /…) ?

Les lives Insta! je ne pense pas que je me serais un jour lancée si il n’y avait pas eu le confinement. En faire moi, mais aussi suivre les autres. Il y a une telle générosité et solidarité pendant cette période, c’est super touchant, ça permet de se sentir tous ensemble. Les live Insta sont des moments de « vraie vie » dans ma journée, d’interaction avec les autres. Ca me permet de tenir.

 

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Learn how to cook creamy coconut and turmeric noodles with a soy-cured egg yolk, together with chef Kaja Hengstenberg and myself.

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Qu’est-ce que tu voudrais changer à la sortie de cette crise, personnellement et/ou dans le monde en général ?

Ca a toujours été la vision de Brussels’ Kitchen de mettre en lumière le travail d’artisans et restaurateurs bruxellois, gratuitement, sans échange quelconque. J’ai continué à le faire pendant ce confinement et je continuerais à le faire. Mais aujourd’hui j’ai l’impression que ça vient de tout le monde, tout le monde s’entraide, et ça me touche beaucoup. J’espère que cet élan de générosité et de solidarité continuera au-delà de la crise.

 

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C’est quoi ton plus gros craquage (food/pétage de plombs/fou rire/…) de confinement ?

La pâtisserie! Je n’ai jamais été sucré, et encore moins pâtisserie. J’aime le salé, les herbes, le gras. Mais là, je ne sais pas si c’est les réseaux ou l’ennui, mais je me suis retrouvée à faire des tonnes de gâteaux. La recette de Banana bread donnée par Charlotte Collard a d’ailleurs fait le tour des instagrams.

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Brussels’ Kitchen

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Quand « tout ça » sera fini, où est-ce que tu fonces pour manger/boire un verre/un café/…?

Alors je pourrais te donner les endroits les plus cools de la capitale, ou ceux qui viennent à peine d’ouvrir et qui vont faire le buzz. Mais là où j’ai le plus envie d’aller, c’est en terrasse au Belga. C’est super symbolique. Ca m’évoque le début de l’été, les potes, la fête, les apéros improvisés, les gens à n’en plus finir jusqu’aux étangs. La joie d’un apéro tout simplement.

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Charlotte Deprez Voir ses articles >

Foodie assumée, obsédée par les voyages, la photographie et la tech, toujours à l'affût de la dernière tendance Instagram qui va révolutionner le monde.

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