L’interview confinement #6 : Simona, propriétaire et chef d’un restaurant bruxellois
© Simona El - Harar & Brussels' Kitchen

L’interview confinement #6 : Simona, propriétaire et chef d’un restaurant bruxellois

Temps de lecture: 3 min

Parce qu'on vit tous ce confinement de manière différente, la rédaction marieclaire.be a décidé de balader son micro virtuel et d'interroger des profils variés sur leur façon d'appréhender la situation.

Famille nombreuse, couple, en ville, à la campagne, confiné, en première ligne… Le but de cette série d’interviews est de vous donner un aperçu varié, personnalisé, et le plus représentatif possible de la population Belge en cette période compliquée.

La sixième à se prêter au jeu de l’interview confinement, c’est Simona, chef du resto Kitchen 151 à Ixelles !

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Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Simona et j’ai 41 ans. Je suis née en Israël et je suis la mère d’un fils de deux ans, Jonathan, et mariée à un artiste appelé Tim. Je suis chef et propriétaire d’un restaurant méditerranéen israélien appelé Kitchen 151, ici à Bruxelles.

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Avec qui es-tu confinée ?

Je suis confinée avec mon fils de deux ans et mon mari.

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Quels sont vos métiers/occupations et en quoi est-ce impacté par la situation actuelle ?

C’est très dur et je ne veux même pas commencer à parler de la situation financière. Quand ils nous ont dit que nous devions fermer le restaurant, c’était comme si quelqu’un prenait une partie de notre cœur.

C’était difficile pour moi de dire au revoir aux employés, ne sachant pas quand nous allions retravailler ensemble. Je vais au restaurant tous les quelques jours pour vérifier que tout va bien, c’est très difficile et nous ne savons vraiment pas quel sera notre avenir ou celui du restaurant.

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Comment occupez-vous vos journées ?

Nous avons la chance de vivre dans une grande maison avec un petit jardin, donc jusqu’à présent, on a passé la plupart du temps à nous occuper de notre fils, qui a justement fêté son deuxième anniversaire pendant le confinement. On a aussi jardiné et entretenu la maison ; elle n’a jamais été aussi bien organisée !

J’ai fait une petite livraison de nourriture pour des amis proches et je mets des recettes sur mon compte Instagram. J’ai également commencé à donné des cours de cuisine en live sur Instagram avec Brussels’ Kitchen !

Simona El – Harar

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Quelle est la plus grosse difficulté selon toi dans ce confinement, et comment est-ce que tu gères ça ?

Le plus difficile pour moi est de ne pas pouvoir cuisiner pour les gens et les accueillir. Les réseaux sociaux ont été très utiles pour rester en contact avec les clients et les amis et, bien sûr, pour partager des idées sur la nourriture.

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Qu’est-ce qui te manque

Le plus

Le plaisir de faire à manger pour les gens dans le restaurant me manque tellement.

Le moins

La circulation et les embouteillages de la ville ne me manquent pas, Bruxelles est beaucoup plus paisible maintenant.

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La découverte la plus cool que tu aies faite pendant le confinement ?

A quel point nous avons appris à connaître et à apprécier nos voisins. Nous sommes devenus beaucoup plus proches pendant cette période!

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Qu’est-ce que tu voudrais changer à la sortie de cette crise, personnellement et/ou dans le monde en général ?

Personnellement, j’aimerais trouver plus de paix et d’équilibre en moi. J’espère que nous pourrons apprendre à être plus gentils les uns envers les autres et à voir les choses qui comptent vraiment, pas seulement l’argent et les biens matériels.

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C’est quoi ton plus gros craquage (food/pétage de plombs/fou rire/…) de confinement ?

Le plus fou, c’est d’être coincée avec mon mari pendant des jours et des jours. D’une certaine manière, on survit, on danse et on écoute de la musique, c’est une bonne libération. On se rend tous les deux un peu dingues, ça ça n’a pas changé !

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En tant que chef, c’est quoi le plat le plus réconfortant de confinement que tu peux recommander à nos lecteurs ?

Pour moi, ce serait le shakshuka. C’est de la vraie comfort food, facile à préparer, avec des ingrédients simples, que l’on peut consommer au petit-déjeuner, au déjeuner ou au dîner. C’est le véritable esprit de la Méditerranée, chaud et épicé !

 

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Learn how to cook a Mediterranean Shakshuka with Simona El Harar, chef from Kitchen 151

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Pour suivre Simona et son restaurant Kitchen 151, c’est ici !

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Charlotte Deprez Voir ses articles >

Foodie assumée, obsédée par les voyages, la photographie et la tech, toujours à l'affût de la dernière tendance Instagram qui va révolutionner le monde.

Tags: Bruxelles, Confinement, Interview confinement.