Travail : mode d’emploi pour travailler en open space

par Marion Surateau
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©Getty Images

Entre modernisme et économie d’espace, l’open space s’est généralisé dans les entreprises depuis les années 2000. Souvent source de solidarité dans les équipes, il peut aussi être générateur de tensions et stress.

La plupart des emplois en bureau n’y échappent pas : les open space sont devenues l’environnement de travail standard pour beaucoup. S’ils ont vu le jour dans les années 1950 en Allemagne, c’est aux Etats-Unis qu’ils ont connu un véritable boum, trente ans plus tard, avant d’arriver en Europe.

 

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Supposés fluidifier la vie du bureau, ils peuvent produire tout le contraire. Voici quelques conseils pour travailler en open space tout en préservant votre santé mentale et celle des autres.

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Aménager son espace perso (mais pas trop)

Avec tous ces postes de travail qui se ressemblent, la personnalisation peut être un bon moyen de déterminer votre espace de celui des autres, et d’égayer l’open space. Une bougie, quelques fleurs et photos de votre chat ou votre footballeur préféré permettent d’y mettre une touche de personnalité. le tout est de veiller que votre espace ne déborde pas sur celui des autres : exit, donc, la guirlande lumineuse ou les bâtons d’encens.

 

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Une des meilleures options pour mettre votre grain de sel dans la déco de votre bureau, tout en ne dépassant pas les limites : les plantes. Elles sont non seulement esthétiquement plaisantes et apaisantes, ajoutent un petit brin de nature, mais permettent aussi de contribuer à assainir l’espace. Des entreprises, comme Patch, Bergamotte ou encore Atelier Brâam, proposent même des livraisons de plantes, que vous pouvez choisir de manière à ce qu’elles s’adaptent parfaitement à la vie de bureau.

 

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2/

Respecter les autres

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Pour que l’environnement de travail soit agréable pour tout le monde : des concessions doivent être faites. La règle : si vous ne supportez pas quelque chose, c’est peut être aussi le cas de vos collègues. On évite les intrusions auditives telles que les sonneries de téléphone à tout va, ou même les coups de fils personnels. Besoin de rien, envie d’écouter Balavoine ? Un casque suffit, à un taux de décibels raisonnable.

 

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Mais les sens de l’être humain étant nombreux, d’autres mini-agressions du quotidien peuvent être évitées au bureau. C’est notamment le cas des odeurs, particulièrement celles de nourriture. On privilégiera donc les appels téléphoniques dans le couloir, et les repas dans un lieu dédié. Réservons également une pensée tout particulièrement émue à nos collègues misophones, très sensibles aux petits bruits du quotidien. Si c’est votre cas, pourquoi ne pas simplement en parler à vos collègues ?

3/

Connaître les habitudes de ses collègues

Respecter les autres, ça commence par les connaître. La communication est mère de l’épanouissement, en couple, en famille, mais aussi au travail. Apprendre à connaître les limites de chacun et chacune peut éviter bien des situations délicates, tensions, conflits, et tout simplement stress. Cela vaut pour les habitudes alimentaires (on oublie la brandade de morue devant son ordinateur), mais aussi les odeurs ou les rendez-vous téléphoniques.

 

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Et puis, il est tout simplement plus agréable de se cotoyer et travailler si ce n’est ensemble, à côté, lorsqu’on connaît et respecte les barrières physiques et émotionnelles de ses voisins d’open space. L’essentiel reste d’évoluer dans un lieu propice au travail, et de préserver la paix des méninges.

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La loi de l’open space

Si ces conseils vous semblent encore trop vagues ou que vous souhaitez en savoir plus : sachez que la vie en open-space est régulée par un ensemble de législations. Tout d’abord, votre entreprise doit respecter un espace réglementaire : 10 m² par personne, 15 m² s’il s’agit d’un environnement de travail bruyant. La pièce n’a pas de minimum de taille, mais doit également respecter des standards de longueur et de largeur : en bref, ne pas être un long rectangle étroit.

Votre espace personnel lui, doit être au minimum de 120 cm de long, le bureau doit permettre de circuler facilement (on évite les meubles de plus de 160cm de hauteur), et des groupes de travail par tâches doivent être géographiquement localisables. Enfin, l’éclairage naturel est préconisé, dans la mesure du possible.

Et si malgré tout, la vie en open space vous est insupportable, il est possible de se diriger vers le bureau des Ressources Humaines afin de faire une demande de cloisons ou bénéficier de quelques jours en télétravail.

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