Magic Circus : retour sur le défilé Dior Printemps-été 2019 haut en couleurs

par Monica Mirkos
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©Presse

Le défilé printemps-été 2019 de la Maison Dior nous a encore une fois ébloui hier par sa collection et par sa mise en scène. En s’inspirant de la magie du cirque, Maria Garzia Chiuri nous a grandement convaincu !

Le point de départ de la collection Haute Couture printemps-été 2019 est le cirque. L’évènement a eu lieu au célèbre musée Rodin, à Paris.

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Un mot d’ordre : l’égalité

Le défilé, rythmé par la performance de la compagnie du cirque féminin Mimbre, s’inscrivait dans une poétique de l’inattendu. Oubliée, la différence des sexes, le clown symbolise l’égalité, étant androgyne et asexué. Pas la peine de se demander si tel était une femme ou un homme. Dans ce défilé, il n’était plus question de différences mais de technique et d’audace.

 

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L’inspiration de Maria Garzia Chiuri

Le choix du cirque n’était pas anodin pour Maria Grazia Chiuri. Monsieur Dior aimait se rendre au Cirque d’hiver afin d’admirer les créations de Richard Avedon qui avait su reprendre l’essence du style de Monsieur Dior. Plus tard, sous la Direction Artistique de John Galliano, ce thème est réapparu. Hier, tout s’est joué sur la séquence visuelle qui composait la collection, laissant exploser le souvenir et l’imaginaire.

 

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La superposition d’images: c’est ce dont la collection est constituée. En rappel au cirque victorien, la peau tatouée des femmes raconte une histoire portée sous les robes, créant une combinaison de motifs. Tous les éléments de la collection rappellent le cirque: les couleurs poudrées symbolisant la poussière qui revêt les habits de scène, les jupes brodées ou incrustées de paillettes opaques, toutes raccourcies à en devenir des tutus.

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Mimbre, la compagnie acrobatique de théâtre talentueuse

La compagnie de théâtre Mimbre a été invitée par Maria Garzia Chiuri afin de participer à ce défilé. Cette compagnie est d’origine londonienne et est composée exclusivement de femmes. Pour l’occasion, la compagnie de théâtre a composé une performance unique. Le tout, créé par Lina Johansson et Silvia Fratelli, a offert une représentation artistique mêlant la danse et le langage de la gestuelle, exprimant le fonctionnement des relations humaines et honorant la féminité en la définissant comme puissante, libre et déterminée.

 

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A quoi ressemble la collection ?

Pantalons amples, légers et resserrés à la cheville, les shorts associés à des chemises blanches transparentes rehaussées de collerettes ou de rubans font partie de la « parade » de diversité d’images de Maria Grazia Chiuri. Parmi cette « parade », on retrouve aussi des corsets en cuir, des marinières et des vestes en cuir inspirées de celles des dompteurs. Sans oublier le clown: sa tenue géométrique, sobre, voir luxueuse est réinterprétée dans les matières, dans les broderies et dans les proportions.

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Le défilé en chiffres

Revenons sur ce décor absolument magnifique qui, comme vous vous en doutez, n’était pas une mince affaire. Il a fallu construire un chapiteau de cirque traditionnel avec 70 tonnes d’échafaudages, 92 tonnes de ballast et 45 tonnes d’autres matériaux de construction. Ce n’est pas tout: il a également fallu 2 900 m2 de toile de tente. Le tout s’est construit en deux semaines et demi. Il y avait également de la fabrication faite main de 2000 panneaux de plancher. Et cerise sur le gâteau, le tout était accompagné d’un kilomètre de guirlandes. Voici un aperçu de la scénographie :

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Tags: Dior, Fashion week, Paris fashion week.

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