Cet été, le cinéma promet de grands voyages, des récits intimes et quelques frissons. De la fresque mythologique de Christopher Nolan aux films plus confidentiels, voici les sorties à découvrir en juillet 2026.

Envie d’échapper à la chaleur estivale ? Direction les salles obscures. En ce mois de juillet, le cinéma oscille entre grandes épopées, émotions fortes et découvertes inattendues.

L’Odyssée, de Christopher Nolan

C’est le réalisateur qui ne craint pas de s’emparer de sujets énormes. Après le triomphe public et critique d’Oppenheimer, il y a trois ans et les Oscars qui lui furent décernés, le Britannique s’est attelé à la relecture du chef-d’œuvre d’Homère, L’Odyssée. Soit le fabuleux récit d’Ulysse pour regagner son royaume d’Ithaque, son épouse Pénélope et son fils Télémaque. Un voyage qui lui prit dix ans et qui survenait après la Guerre de Troie. Filmé en Imax et projeté dans les salles pourvues du système Imax 70 mm, considéré comme le meilleur au monde, L’Odyssée, de Christopher Nolan, d’une durée de près de trois heures, aligne un casting mythologique. Matt Damon en Ulysse, Anne Hathaway en Pénélope, Tom Holland en Télémaque, voilà pour la famille. Quant aux créatures que
croisent Ulysse sur son chemin, telles Athéna et Calypso, elles sont jouées par Zendaya et Charlize Theron… Assurément le spectacle visuel de l’été. J.L.

Avec Matt Damon, Anne Hathaway, Tom Holland, Zendaya et Charlize Theron, sortie le 15 juillet.

In Waves, de Phuong Mai Nguyen

Déjà récompensée pour son précédent court métrage, la réalisatrice française se lance dans son premier long d’animation. In Waves, soit l’adaptation de la BD de AJ Dungo, retrace avec énormément de délicatesse une love story entre deux jeunes épris de skate et de surf en Californie. L’amour dans les vagues, oui, mais la maladie aussi… Les dessins sont d’une absolue finesse et la musique, d’Oklou et Rob, souligne l’ambition de la réalisatrice. Une belle découverte. J.L.

Avec les voix de Lyna Khoudri et Paul Kircher, sortie le 1er juillet.

Silent Friend, de Ildikó Enyedi

Qu’est-ce qui peut lier un professeur chinois coincé par le confinement, une étudiante qui rêve de botanique et de danse au début du 20è siècle et un étudiant des années 70 ? Un arbre. Pas n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un Gingko Biloba, un arbre millénaire. C’est lui qui passe pour leur ami silencieux dans cette œuvre exigeante tant poétique que philosophique qui traverse les âges. J.L.

Avec Tony Leung, Léa Seydoux et Luna Wedler, sortie le 1er juillet.

De la Comédie française, de Bertrand Usclat et Martin Darondeau

Une comédie sur la Comédie française, cette institution culturelle, pourquoi pas ? À trois heures de la représentation, une jeune metteuse en scène est confrontée à bien des obstacles : retards, problèmes techniques, crises d’égo des acteurs, stress à donf’. Mais dans ce temple du théâtre, la règle est qu’on n’annule pas une représentation. Elle va donc tout faire pour que celle-ci ait lieu. Une plongée dans les coulisses qui donne le sourire. J.L.

Avec Pauline Clément, Danielle Lebrun, Laurent Stocker et Marina Hands, sortie le 22 juillet.

Miss Mermaid, De Pauline Brunner et Marion Verlé

Inspiré de l’histoire d’Alexia, une femme de chambre de Fécamp qui rêve d’être une sirène, ce premier long-métrage a d’abord été un documentaire (2022). On est charmé par le portrait fantaisiste et mélancolique de cette trentenaire (l’attachante Aloïse Sauvage) voulant échapper à sa condition. Une plongée insolite dans le monde du mermaiding. E.B.

Avec Aloïse Sauvage, Thomas VDB, sortie le 1er juillet.

Comète, d’Élie Wajeman

Ce film choral suit les répétitions de la pièce Les Trois Sœurs, d’Anton Tchekhov, par une troupe de théâtre, pour sonder ses résonances avec le présent d’un deuil, avant de bifurquer vers d’autres drames et récits. Une dramaturgie complexe qui finit
par donner une machine filmique un peu bancale, mais habile et sensible. E.B.

 Avec Vincent Macaigne, Sandor Funtek, sortie le 15 juillet.

L’Aventure rêvée, de Valeska Grisebach

Prix du jury à Cannes, L’Aventure rêvée est une odyssée immobile dans un no man’s land situé entre la Bulgarie et la Turquie. Veska y
dirige des fouilles archéologiques, négocie avec les mafieux de la région… Portrait d’une femme mûre pleine de lumière, ce film n’en dissèque pas moins la violence viriliste d’une société avec douceur et cruauté. E.B.

De Valeska Grisebach, avec Syuleyman Alilov Letifov, Yana Radeva, sortie le 15 juillet.

Nightborn, de Hanna Bergholm

Repéré lors de la dernière édition de la Berlinale, un film d’épouvante magnétique sur le thème de la maternité. Après Die, My Love, de Lynne Ramsay, qui transformait Jennifer Lawrence en jeune mère sombrant dans la folie, il semblerait que ce qu’on appelle en termes cliniques la « dépression post-partum » inspire d’autres réalisatrices. Loin de la fable idyllique sur le bonheur d’être mère, Nightborn est une nouvelle variation cauchemardesque sur une maternité vécue de manière monstrueuse. Un couple amoureux (incarné par les très intenses Seidi Haarla et Rupert Grint, Ron dans Harry Potter), une maison isolée en bordure de forêt, des histoires de contes folkloriques qui remontent à la surface… La réalisatrice finlandaise Hanna Bergholm installe une atmosphère pesante où chaque souffle de vent dans les arbres fait frissonner, jusqu’aux scènes mystiques ou explicitement gore. E.B.

Avec Seidi Haarla, Rupert Grint, Pamela Tola, sortie le 1er juillet.