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Du survival féministe à la satire mode culte, en passant par la comédie romantique décalée et les drames psychologiques intenses, les sorties ciné du moment jouent sur tous les registres. Sélection et critiques.
L’Île de la demoiselle, de Micha Wald

KG Productions
Construit d’après une histoire incroyable mais vraie, L’Île de la demoiselle nous entraîne au 16e siècle, sous le règne de François Ier, en pleine découverte du Nouveau Monde. Une jeune aristocrate française se retrouve, après une condamnation bien cruelle, sur une île absolument pas paradisiaque, avec l’homme qui l’a violée et sa suivante. Durant près de trois ans, la demoiselle, campée par la formidable Salomé Dewaels, va tenter de survivre. Ce n’est pas tout à fait comparable à Robinson Crusoé malgré certaines similitudes. Le réalisateur belge parvient à nous captiver jusqu’à la délivrance de la demoiselle et ce qu’elle fit après. Les images de l’île dite « des démons », à la nature hostile, sont stupéfiantes. Rapporté par Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, ce récit survivaliste est, à sa manière, aussi féministe. J.L.
Avec Salomé Dewaels, Louis Peres, Candice Bouchet et Alexandra Lamy, sortie le 27 mai.
Le Diable s’habille en Prada 2, de David Frankel

2026 20th Century Studios
Vingt ans après le premier film qu’on avait adoré, on retrouve les principaux personnages de cette saga new-yorkaise dans les coulisses du magazine Runway (en vrai, Vogue). Sauf que l’industrie de la presse papier se porte mal et que Miranda Priestly, l’impitoyable rédactrice en chef (merveilleuse Meryl Streep), fait face à un défi majeur accentué par le désir de vengeance d’une ancienne assistante… Plus fashion, tu meurs. J.L.
Avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci et Simone Ashley, en salles.
La Vénus électrique, de Pierre Salvadori

Les Films Pelléas
Choisi pour ouvrir le Festival de Cannes, cette comédie française s’immerge dans le Paris de 1928. Pio Marmaï y campe un artiste peintre à qui l’inspiration fait défaut depuis le décès de sa femme. Une voyante, dans une fête foraine, lui offre d’entrer en communication avec l’esprit de la défunte. S’ensuivent des situations rocambolesques où les faux semblants et les sentiments bousculent les certitudes. J.L.
Avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Vimala Pons et Gilles Lellouche, sortie le 13 mai.
À bras le corps, de Marie-Elsa Sgualdo

Box Productions
En anglais, le titre de ce premier film suisse, Silent Rebellion, sied à la perfection à son héroïne : employée de maison pendant la Seconde Guerre mondiale, Emma doit taire un viol et une grossesse dans une communauté protestante. Une parabole politique de la fausse neutralité (du violeur et d’un pays face à la traque des Juifs). Un portrait habité où chaque silence est assourdissant. E.B.
Avec Lila Gueneau, Grégoire Colin, sortie le 27 mai.
Die, My Love, de Lynne Ramsay

MUBI / Kimberly French
On ne va pas vous mentir, Die, My Love a des côtés agaçants… Mais derrière les excentricités de Grace (Jennifer Lawrence, on fire), atteinte de dépression post-partum, le film crée un inconfort permettant d’expérimenter de manière sensible son sujet : inadaptation sociale, déconnexion avec le bébé et avec soi… Même Robert Pattinson (le mari) et le bon air du Montana n’y pourront rien. E.B.
Avec Jennifer Lawrence, Robert Pattinson, en salles.
C’est quoi l’amour ?, de Fabien Gorgeart

Zinc
Afin de pouvoir se remarier, Fred (Vincent Macaigne, toujours parfait) demande à Marguerite (incroyable Laure Calamy) de se prêter à une enquête pour faire annuler leur première union devant Dieu. De dialogues rocambolesques en virée improbable au Vatican, cette comédie finement écrite est le plus bel hommage qu’on puisse faire au joyeux bordel des familles recomposées. E.B.
Avec Laure Calamy, Vincent Macaigne, Mélanie Thierry, Lyes Salem, en salles.
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