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De la boxe féminine avec “Christy” aux intrigues psychologiques de “If I Had Legs I’d Kick You”quels films ne pas manquer sur grand écran ? Marie Claire vous guide à travers les sorties à découvrir., en passant par les portraits de femmes inspirantes, la rédaction de Marie Claire vous guide à travers les sorties cinéma les plus marquantes du mois.
Christy, de David Michôd

Black Bear Pictures
Après Rocky et Million Dollar Baby, voici le grand come-back du film de boxe. Christy s’inspire de l’ascension de l’athlète Christy Martin qui contribua, dans les années 90, à ouvrir ce sport aux femmes. Bien mené et impeccablement chorégraphié, ce biopic d’époque circonscrit intelligemment le ring comme lieu de spectacle à l’intérieur de l’écran de cinéma, donnant de sacrées suées sans bouger de son fauteuil. Un biopic sportif assez éblouissant avec une Sydney Sweeney méconnaissable. E.B.
Avec Sydney Sweeney, Ben Foster, Merritt Wever, sortie le 4 mars.
If I Had Legs I’d Kick You, de Mary Bronstein

A24
Prix d’interprétation féminine à Berlin et Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie, Rose Byrne prête ses traits à une femme et une mère qui a vraiment trop de charge mentale. Sa fille étant atteinte d’un trouble alimentaire non élucidé, elle doit aussi s’occuper de ses patients – elle est psy – dont un qui a mystérieusement disparu et veiller en plus à la réparation du plafond de sa maison qui s’est écroulé… Et personne pour lui apporter une quelconque aide utile… If I Had Legs I’d Kick You est drôle et sarcastique. Avec un casting inattendu. J.L.
Avec Rose Byrne, Conan O’Brien et A$AP Rocky, sortie le 4 mars.
The Testament of Ann Lee, de Mona Fastvold

Searchlight Pictures
Si on a été subjugué et ému par The Brutalist, on ne pourra passer à côté de The Testament of Ann Lee, réalisé par Mona Fastvold et coscénarisé avec Brady Corbet. Soit la paire en charge de The Brutalist. Cette fois, il s’agit aussi d’une biographie mais celle d’un personnage ayant réellement existé et non fictif. Ann Lee, fondatrice de la secte des Shakers, était une Anglaise du 18e siècle de basse extraction. Rien ne la prédestinait à une aventure religieuse hors du commun. Après son mariage et le décès de ses enfants en bas âge, elle se tourna vers l’abstinence sexuelle. Et prêcha en Angleterre, puis aux États-Unis, pour annoncer la venue du Christ. Autour d’elle s’était constituée une petite communauté de croyants qui se lançaient dans des danses extatiques basées sur le tremblement, d’où le nom de « Shakers ». Amanda Seyfried incarne cette aventurière mystique à la perfection dans ce film combinant le drame et le ballet, la musique et la religion. Un film à part. J.L.
Avec Amanda Seyfried, Lewis Pullman et Stacy Martin, sortie le 11 mars.
La Maison des femmes, de Mélisa Godet

Marie Rouge
Le quotidien de ce lieu consacré aux femmes victimes de toutes sortes de violences est raconté par le prisme de son équipe de soignant·es. Un casting de choc (Karin Viard, Oulaya Amamra, Eye Haïdara, l’étourdie Laetitia Dosch et l’attentive Juliette Armanet) porté par un humour corrosif bienvenu. Sur son site Internet, La Maison des femmes de Saint-Denis (93) dit apporter une « réponse structurée, pluridisciplinaire et globale aux violences sexistes et sexuelles ». Avec son armada de soignant·es et ses 17 000 femmes accompagnées chaque année, la structure fondée par la docteure Ghada Hatem-Gantzer en 2016 méritait bien que le cinéma s’en empare. Film choral, La Maison des femmes rend hommage à ces personnes qui se décarcassent pour d’autres dans un monde de plus en plus individualiste et morose, saturé de féminicides. Aux sévices physiques subis par les victimes (excisions, violence conjugale) est mise en miroir la psychologie complexe et parfois meurtrie de celles et ceux censé·es les aider à se reconstruire. Avec ces questions en ligne de mire : comment aider quand on est soi-même fragilisé ? Comment ne pas se laisser déborder par le travail ? Un film en forme d’hommage futé et ultra-vivant. E.B.
Avec Karin Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara, Juliette Armanet, sortie le 4 mars.
Wuthering Heights (Hurlevent), d’Emerald Fennell

Warner Bros.
Trop librement adapté du chef-d’œuvre d’Emily Bronte, ce film aurait pu être notre coup de cœur s’il ne ressemblait pas, maintes fois, à une réalisation de Baz Luhrmann revisitant la vie d’Elvis ou Roméo et Juliette. Avec un côté disneyen clinquant où les robes de princesses et la cape du Petit Chaperon Rouge font un concours entre elles. Mais il faut dire que Margot Robbie les porte toutes très bien. Jacob Elordi, en Heathcliff, est moins étrange que son personnage. Et les scènes de sexe, souvent sado-masos, les plus inattendues ne nous ont pas parues excitantes. Bien qu’inégal, le film comporte quelques grands moments visuels. J.L.
Avec Margot Robbie, Jacob Elordi, Alison Oliver et Shazad Latif, sortie le 11 février.
The Mastermind, de Kelly Reichardt

MUBI
Cinéaste culte s’il en est, Kelly Reichardt part d’une histoire de cambriolage abracadabrante dans un musée américain pour décrire, in fine, un loser parfait et intégral. Dans ce rôle, Josh O’Connor, l’une des stars montantes du moment, est exemplaire et démontre à merveille comment on peut passer à côté d’une existence bien tranquille sur un coup de tête. Et tout ça, sur fond de contestation de la guerre du Vietnam, aux États-Unis, dans les années 70. Le casse au musée n’a jamais paru aussi symptomatique d’une société où tout fout le camp. J.L.
Avec Josh O’Connor, Alana Haim et John Magaro, sortie le 18 février.
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