Le business des influenceurs, réellement rentable?

par Lucie Delplanque
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©Instagram.com/chiaraferragni

Instagram, Youtube, Twitter, …Les influenceurs sont de plus en plus présents dans notre quotidien. Reech, une agence spécialisée dans ce business, a récemment publié une enquête sur les relations entre les marques et les influenceurs. Alors, le business des instagrammeurs ou des youtubeurs est-il réellement rentable?

Influenceur est un mot qui est apparu il y a quelques années. En plein « boom » aujourd’hui, c’est parfois compliqué de comprendre le rôle que ces personnages peuvent jouer. Par définition, un influenceur, c’est un leader d’opinion qui s’exprime sur une thématique sur le web ou via les réseaux sociaux. Quand on parle du web, on entend les blogs ou les plateformes vidéo comme YouTube, par exemple.

 

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Son rôle va être d’influencer les comportements de sa communauté grâce à sa capacité d’engager son audience. Il va créer beaucoup d’interaction avec ses followers et finira par être vu comme un expert ou comme une source d’inspiration pour une grosse partie de sa communauté. Mais qui sont-ils?

La moitié des influenceurs interrogés ont entre 19 et 30 ans. Par rapport à l’année dernière, l’agence démontre qu’ils sont de plus en plus jeunes. L’an dernier, il était 9% à avoir entre 12 et 18 ans. Cette année, ils étaient 17,4%.

Instagram, roi des réseaux

Instagram, c’est littéralement le réseau social du moment. En plus d’être populaire chez les utilisateurs, il l’est aussi pour les influenceurs. Ils sont 69,2% à l’utiliser. C’est là qu’ils préfèrent publier du contenu. C’est 26% de plus que l’année dernière. Selon l’enquête menée par Reech, c’est presque le seul réseau en hausse. Il y a aussi Snapchat mais l’application reste peu utilisée par les influenceurs (hors stars de la télé-réalité) Il y a quelques années, c’est le blog qui était le plus populaire, pourtant, aujourd’hui ils ne sont plus que 10% à l’utiliser. C’est un phénomène que l’on appelle le microblogging: poster de courtes phrases pour raconter sa journée ou son dernier achat.

 

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Souvent, les influenceurs cumulent les réseaux: une chaine youtube ou un blog, un profil Facebook « professionnel » et un compte Instagram. Toujours sur les réseaux, l’agence s’est penchée sur la tranche d’âge d’utilisation. Sur Snapchat, les influenceurs ont moins de 18 ans. Twitter, les blogs et Facebook sont populaires pour les plus de 31 ans. Instagram, fidèle à lui même est populaire pour tous. Si on s’éloigne des applications pour s’intéresser au contenu, ce sont les sujets comme le lifestyle, la mode et la beauté qui rencontrent le plus de succès. Ils sont suivis de peu par les sujets « voyage »« famille »« food »

« C’est un partenariat… »

Les influenceurs sont devenus des outils de communication pour les marques qui souhaitent toucher plus de gens ou qui veulent toucher un public différent. Les partenariats peuvent prendre différentes formes: une revue sur le produit, un test en direct, la co-création d’un produit, la participation à des évènements… 49,3% des personnes questionnées avouent avoir été contactés par les marques durant les 6 premiers mois de leur activité. En tout, 93% des influenceurs ont déjà été contactés par des marques. La plupart des publications (49,3%) se font sur Instagram ou via les blogs (33,3%)

36,1% des influenceurs sont contactés plus de 3 fois par semaine pour des demandes de partenariat. sur 4 répond à toutes les demandes. Ils ne sont que 8,6% à ne jamais répondre aux partenariats.

Bien choisir ses produits

Les influenceurs qui ont participé à l’enquête avouent faire un tri dans les demandes de partenariat. Les critères sur lesquels ils se basent la plupart du temps sont: la nature du produit proposé, l’ADN de la marque et le contact avec le responsable. La fréquence de ces partenariats varie très fort: 62% ont plus de 10 partenariats à leur actif. 15,1% disent en avoir déjà réalisé plus de 100.

 

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Et d’un point de vue financier, 94,8% gagnent moins de 500 euros par partenariat. Seuls 2% avouent parfois gagner entre 1000 et 2000 euros. La plupart des influenceurs trouvent que la rémunération est souvent correcte (43,9%) et 20,9% trouvent qu’ils reçoivent parfois beaucoup trop.

Finalement, 86,7% des personnes interrogées ont avoué ne pas vivre des partenariats. Ils ne sont que 6,4% à gagner entre 10 000 et 50 000 euros par an.

L’enquête a été menée sur 1000 influenceurs français. 

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