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Entre Nicolas Di Felice et Courrèges, le rideau tombe. Après cinq ans à définir les codes de la maison avec une esthétique arty et des lignes impeccables, le créateur belge tourne la page. Retour en images sur 15 silhouettes qui ont marqué son règne.
Le mercredi 4 mars 2026, à 10h30, se tenait le défilé Courrèges automne-hiver 2026-2027. Dans l’enceinte du Carreau du Temple, bâtiment érigé à la fin du XIXe siècle, Nicolas Di Felice avait installé deux rangées de gradins sur trois étages, qui se faisaient face dans une blancheur à la pureté chirurgicale.
La bande-son du show ? Le tic-tac d’une horloge lancée dans une course folle : le quotidien d’une Parisienne, muse totale de la marque lancée en 1961 par Coqueline et André Courrèges. Rétrospectivement, la mélodie des minutes qui s’égrènent évoquait peut-être, aussi, les cinq années passées par Nicolas Di Felice à la tête de la maison. Car le public l’ignorait alors, mais il s’agissait de l’ultime show du designer belge.
Vingt jours plus tard, Artémis, la holding de la famille Pinault qui a racheté la griffe en 2017, annonçait son départ par voie de communiqué, précisant que le quarantenaire a “insufflé une nouvelle énergie qui a remis la marque sur le devant de la scène. Sous son impulsion, la maison a connu un véritable renouveau salué par la critique et s’est imposée comme une voix singulière dans le paysage de la mode contemporaine.”
Le renouveau de Courrèges
Avant qu’il ne prenne les commandes du label, celui-ci a été dirigé par Yolanda Zobel de 2018 à 2020. La styliste Franco-Allemande avait pris la suite d’Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer, les fondateurs de Coperni restés en poste pendant trois ans.
Mais c’est vraiment sous l’égide de Nicolas Di Felice que Courrèges a précisé son vocabulaire. Le travail du vinyle, les découpes graphiques, la grammaire architecturale, l’inspiration festive… Amateur de musique poussée à plein volume, le créateur a imaginé la garde-robe d’une party girl moderne, capable d’enchaîner les soirées sous les stroboscopes et les rendez-vous d’affaires avec la même allure, minimaliste et élégante, brute comme un sol en béton ciré. Illustration en 15 silhouettes qui ont façonné son style chez Courrèges.














