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À 26 ans, Olivia Dean s’est imposée comme l’une des voix les plus fascinantes de ces derniers mois et a remporté, ce 1er février 2026, le Grammy de la meilleure nouvelle artiste de l’année.
Comment ne pas y succomber ? En 2025, difficile de passer à côté de sa musique. Même sans connaître son nom, on a forcément entendu les chansons d’Olivia Dean. So Easy (To Fall In Love) ou Man I Need, extraites de son deuxième album The Art of Loving, résonnent dans les cafés, les boutiques et les playlists les plus écoutées.
Sorti en septembre dernier, The Art of Loving a été unanimement salué par la critique. Un album tout en nuances, qui interroge la manière dont on aime, et dont l’écoute fait un bien fou. Ce dimanche 1er février 2026, Olivia Dean a remporté le premier Grammy de sa carrière dans la catégorie “Meilleur nouvel artiste”.
Rêver de devenir chanteuse
Une consécration pour celle qui rêvait de musique depuis l’enfance. Née et élevée à Londres, elle est encouragée par ses parents à écouter et pratiquer la musique, bien qu’aucun d’entre eux ne travaille dans le milieu. Sa mère, jamaïco-guyanaise, arrivée au Royaume-Uni à 18 ans, lui fait découvrir Lauryn Hill. Son père, lui, l’invite à danser dans le salon familial au rythme de Carole King. Très tôt, Olivia chante, rejoint une chorale gospel, prend des cours et se forme à la comédie musicale.

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Elle intègre ensuite la Brit School, pépinière de talents artistiques (Amy Winehouse et Adele y sont passées), où elle commence à écrire ses propres chansons et à les interpréter dans la rue. Pendant cette formation, elle croise le chemin Raye et Rachel Chinouriri, autres figures de la scène britannique actuelle. À 18 ans, elle part déjà en tournée comme choriste avec le groupe Rudimental et décide, quelques mois plus tard, de se lancer en solo.
Comme beaucoup d’artistes de sa génération, Olivia Dean se fait connaître grâce aux réseaux sociaux et à YouTube. Sa reprise de A Natural Woman, publiée après la mort d’Aretha Franklin, marque les esprits. Et si la reine de la soul avait désormais une digne héritière ?

Instagram @oliviadeano
Après un premier EP en 2019, sa trajectoire est ralentie par la pandémie. Plutôt que de renoncer, elle invente une autre manière de rencontrer son public. Pour la tournée From Me To You, l’Anglaise sillonne le pays dans un camion transformé en mini-scène, offrant des concerts intimistes, au plus près du public.
En 2023, son premier album Messy, porté par l’entêtant tube Dive, pose les bases de son univers : un mélange de jazz, de soul et de pop, qui explore déjà la complexité des émotions et des relations. Le disque est nommé au Mercury Prize et lui ouvre les portes des grands festivals, dont une première performance sur la Pyramid Stage de Glastonbury en 2024.
The Art of Loving et la naissance d’un phénomène
Avec The Art of Loving, Olivia Dean va plus loin. Enregistré dans une maison-studio londonienne, l’album se révèle presque thérapeutique. “J’essaie de travailler sur moi-même et d’être une meilleure personne”, confie-t-elle à l’édition américaine de Vogue. À ELLE USA, elle décrit l’écriture de ce disque comme “très réparatrice”. Sorti en septembre 2025, il l’élève au rang de sensation britannique du moment, emballe la critique européenne et surtout américaine.

Instagram @oliviadeano / Ragan Henderson
Malgré le succès, la chanteuse reste rare dans les médias. Une forme de retenue, peut-être, pour se préserver ? Sur scène, en revanche, tout passe par la voix. Ses performances, notamment dans les late-night shows américains, deviennent virales. Chaque live feutré renforce l’impression qu’Olivia Dean chante avec une sincérité désarmante an partageant sa musique soul, élégante, sensuelle et surtout intemporelle.
Après avoir conquis le public international et assuré les premières parties de certaines dates américaine de Sabrina Carpenter, à l’automne 2025, l’Anglaise s’apprête à partir en tournée européenne, avec une date belge déjà complète le 8 mai 2026.
Une artiste engagée
Aucun doute, Olivia Dean s’impose comme l’une des artistes les plus sensibles et prometteuses de sa génération. Sacrée révélation de l’année lors de la 68e cérémonie des Grammy Awards, elle a livré un discours engagé, rappelant qu’elle était « petite-fille d’un immigrant » avant de déclarer : « Je suis le fruit du courage. Ces personnes méritent d’être célébrées. Nous ne sommes rien les uns sans les autres. » Une prise de parole qui fait écho à celle du chanteur portoricain Bad Bunny, récompensé du prix du “Meilleur album”, qui a également profité de la plus grande soirée consacrée à la musique à Los Angeles pour dénoncer les pratiques de l’ICE, la police de l’immigration sous l’administration Trump.
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En emportant son premier Grammy à Los Angeles, ce dimanche 1er février, elle devient la première Anglaise sacrée depuis Dua Lipa, en 2019. Et pourrait connaître une ascension semblable.
Cet article a initialement été publié par Marie Claire France.
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