Après trois jours de fête intense, le festival de musique parisien Lollapalooza vient de s’achever. Des icônes internationales aux nouvelles obsessions pop, voici ce qu’il ne fallait pas manquer.

Privé d’édition en 2024 à cause des J.O., Lollapalooza Paris a signé un come-back survolté. Du 18 au 20 juillet, l’Hippodrome de Longchamp s’est transformé en temple de la musique live, au rythme d’un line-up XXL : Justin Timberlake, Benson Boone, Olivia Rodrigo, Macklemore… mais aussi Raye, Lola Young ou encore Saint Levant. Entre têtes d’affiche internationales et pépites montantes, le festival a tenu toutes ses promesses dans une ambiance électrique. On y était, on vous raconte.

Showtime avec Benson Boone et Olivia Rodrigo

Dès le coup d’envoi, la première journée de Lollapalooza a été dominée par Benson Boone et Olivia Rodrigo, tous deux annoncés en têtes d’affiche de ce vendredi 18 juillet. Poids lourds de la scène pop contemporaine et véritables performers, ils ont à eux seuls drainé la majorité des festivaliers venus en masse pour assister à leurs performances tant attendues.

En début de soirée, l’interprète de Beautiful Things a tout donné sur scène, saltos inclus. Connu pour son énergie scénique débordante, « le roi du backflip » n’a pas hésité à donner de sa personne pour offrir un show intense sur des titres comme Sorry I’m Here For Someone Else, Cry, Take Me Home ou encore le très entraînant Mystical Magical issu de son nouvel album Young American Heart.

 

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Mais le jeune Américain a prouvé qu’au-delà du showman, il est un véritable artiste, capable de faire vibrer son public à l’unisson. Au moment d’entonner les premières notes de In the Stars, l’hommage émouvant à sa grand-mère, Benson Boone a demandé à la foule de ranger son téléphone pour vivre pleinement l’instant. Un moment suspendu, qui ne fera peut-être pas le tour des réseaux sociaux, mais restera ancré dans les mémoires de ceux qui l’ont vécu.

 

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À peine remis de ses émotions, le public a enchaîné avec les teen anthems d’Olivia Rodrigo, icône pop de la Gen Z et prêtresse attitrée des coeurs brisés. Sur scène, la cool girl californienne jongle entre vulnérabilité désarmante et rage libératrice en alternant les balades douces-amères au piano comme Drivers License, où elle murmure ses insécurités les plus intimes, et les hymnes survoltés de revanche amoureuse façon Jealousy, Jealousy où elle s’accompagne à la guitare électrique. Bercée aux sons de Taylor Swift et Avril Lavigne, l’interprète de Deja Vu incarne cette BFF de l’ombre : celle qui console (Lacy, Vampire, Traitor, Happier)… puis t’entraîne à danser comme une furie (Good 4 u, Bad idea right?, Brutal, Obsessed). Un shot d’adrénaline sentimentale accueilli en ferveur par ses nombreux fans.

La sensibilité d’Alex Warren, la fougue de Lola Young

C’est sur les mélodies tendres et la voix feutrée d’Alex Warren que la journée a démarré en douceur. Si le grand public connaissait surtout Ordinary, sa ballade virale au refrain ultra-romantique qui tourne en boucle sur TikTok, une foule de curieux s’est rassemblée devant la Mainstage, bien décidée à découvrir ce que le jeune Californien avait d’autre à offrir. Et ils n’ont pas été déçus : Burning Down, Before You Leave Me, Yard Sale ou encore Catch My Breath ont confirmé qu’Alex Warren n’était pas qu’un phénomène de plateforme, mais un songwriter sensible et sincère, capable de transformer les émotions brutes en pop mélancolique qui frappe juste.

Changement radical d’ambiance avec Lola Young. Autre révélation TikTok – mais clairement pas que. Du haut de ses 24 ans, la Londonienne à la voix rauque a débarqué sur scène prête à livrer ses titres percutants. Look faussement négligé, mais résolument cool : mulet coiffé en chignon, triple piercing à l’arcade et corset sexy… L’allure d’une ado rebelle qui aurait grandi sans jamais s’assagir.

lola young

Aurélien Gendron

Révélée au grand public avec l’incontournable Messy, devenu viral fin 2024, Lola Young n’a pourtant rien d’un pur produit d’algorithme. En 2022, elle s’était déjà imposée comme l’une des voix les plus prometteuses de la scène UK en décrochant une nomination aux Brit Awards à seulement 21 ans. Sur la scène de Lollapalooza, la londonienne a enchaîné les titres de son deuxième album This Was Meant For You Anyway, dont les ultra-efficaces Conceited et One Thing, avec la fougue qu’on lui connaît.

Macklemore et Guetta électrisent Longchamp

Samedi 19 juillet, place aux monuments de la musique. Malgré la tempête qui s’est invitée pendant sa prestation, Macklemore a livré un show mémorable. Veste en (fausse) fourrure léopard sur le dos, le rappeur de Seattle a ressuscité l’iconique Thrift Shop, réveillant la nostalgie collective de 2012. Chorés stylées, flow généreux, attitude “good vibes only” : Macklemore a tout donné.

mackelmore

Aurélien Gendron

Entre deux titres, il a invité le public à “laisser tomber les masques et profiter pleinement de ce moment”. Une invitation à se reconnecter au réel, à l’heure où les concerts se vivent trop souvent à travers un écran. Avec une énergie fédératrice, Macklemore a célébré “le cadeau précieux qu’est la musique live” sur les titres devenus cultes que sont Can’t Hold Us et Same Love.

mackelmore lolapalooza

Aurélien Gendron

L’ambiance survoltée ne s’est pas éteinte, bien au contraire : David Guetta a pris le relais en clôture de journée. Le DJ français aux innombrables tubes planétaires (Titanium, I Gotta Feeling, Play Hard…) a transformé la plaine de l’Hippodrome de Longchamp en gigantesque dancefloor à ciel ouvert. Beats millimétrés, lumières stroboscopiques et feu d’artifice final : un vrai bouquet sonore pour terminer cette journée en apothéose.

 

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Plus tôt, c’est Feid, la sensation colombienne, qui avait déjà fait grimper la température. Avec son énergie contagieuse, il a enchaîné les titres calibrés pour faire bouger les foules. Son flow, à la croisée du reggaeton et de la pop, collait parfaitement avec le cadre du sunset qui tombait sur la plaine de Longchamp. Celui qui a collaboré avec les plus grands – Bad Bunny, Karol G, Maluma ou encore J Balvin – confirme une fois de plus son statut de figure montante incontournable de la musique latine nouvelle génération.

feid festival Lolapallooza

Aurélien Gendron

Le final cinq étoiles de Lolla Paris

Pour clore ce week-end en beauté, Lollapalooza a sorti l’artillerie lourde. En début de soirée, Raye, nouvelle reine de la soul-pop britannique, a littéralement envouté le public. Couronnée de six Brit Awards en 2024 – un record historique – la chanteuse accompagnée de son orchestre a livré une performance tout simplement magistrale, entre envolées vocales et vulnérabilité assumée. Longtemps restée dans l’ombre en écrivant pour les autres (Beyoncé, Charli XCX, John Legend), Raye explose enfin au grand jour avec son album My 21st Century Blues dont sont tirés Escapism, Flip A Switch ou encore Prada. Généreuse et bienveillante avec son public, elle a également offert à ses fans un moment exclusif en interprétant son titre inédit Where the hell is my husband ?

raye

Aurélien Gendron

Last but not least, Justin Timberlake a débarqué pour un grand final. À 44 ans, la pop star a prouvé qu’il n’avait rien perdu de sa superbe. Toujours aussi charismatique, Justin a enchaîné les tubes et fait remonter le temps avec : Cry Me A River, Rock Your Body, SexyBack, Can’t Stop the Feeling!, What Goes Around… Comes Around. Un florilège de ses plus grands succès accompagnés de chorés dont il a le secret. On a eu la chance de se glisser aux premières loges alors on vous fait profiter de quelques clichés…

justin timberlake

Aurélien Gendron

Aurélien Gendron

justin timberlake

Aurélien Gendron

 

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