Vincent Cassel & Tina Kunakey : “Le seul #couplegoal, c’est arriver à rester ensemble et être heureux”
© Morgane Lay & Jonny Cochrane

Vincent Cassel & Tina Kunakey : “Le seul #couplegoal, c’est arriver à rester ensemble et être heureux”

Par Joëlle Lehrer
Temps de lecture: 4 min

Jusqu’à sa rencontre avec le mannequin Tina Kunakey, Vincent Cassel ne s’intéressait pas à la mode. Ensemble, ils ont accepté d’être les égéries de la marque The Kooples. L’occasion de les interviewer à Paris.

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À 54 ans, Vincent Cassel a joué dans près d’une centaine de films. Des blockbusters aux films d’auteurs. Le rôle de top modèle lui était jusqu’ici étranger. Avec son épouse, Tina Kunakey, mannequin français de 24 ans, il a sauté le pas. Et suivant le concept créé par la marque The Kooples, ils ont tous deux accepté d’exposer leur couple pour une campagne publicitaire.

Vincent Cassel Tina Kunakey

Morgane Lay

Votre implication dans cette marque est-elle le premier et le seul projet professionnel que vous avez en commun ?

VINCENT CASSEL : J’espère que non. J’aime bien travailler avec elle. Je n’ai pas grand-chose à voir avec la mode mais je trouve ça bien de partager quelque chose avec elle sur le plan professionnel. On fait des métiers où l’on travaille beaucoup et l’on est tout le temps à droite et à gauche, le fait d’avoir des aventures professionnelles nous permet de nous retrouver.

Jusque-là, Vincent, votre rapport à la mode, c’était comment ?

V.C. : Lointain et sporadique. Je ne m’habille pas assez dans la vie pour pouvoir être une fashion victime.
TINA KUNAKEY: Je le fais pour lui ! (Rires.)

Tina, vous lui choisissez ses vêtements ?

T.K. : J’essaie mais il n’aime pas trop ça. Pour moi, choisir mes tenues constitue un vrai plaisir.
V.C. : Qu’est-ce qui est plus superficiel, la mode ou le cinéma ? Je trouve que dans le cinéma, il y a beaucoup de choses superficielles. De temps en temps, on arrive sur des choses plus investies mais c’est rare. J’ai parfois l’impression que cela manque de réflexion.

Vincent Cassel & Tina Kunakey

Morgane Lay

Vincent, vous avez deux films en costumes, Astérix et Obélix, l’empire du milieu et Les Trois Mousquetaires, qui sortiront en 2022. Quand vous essayez les costumes de vos personnages, c’est à ce moment-là que vous ressentez vraiment vos rôles ?

V.C. : Je n’en sais rien.
T.K. : Mais tu aimes bien essayer les costumes pour tes films. Tu préfères ça aux essayages pour un show.
V.C. : Tu sais pourquoi ? Parce que en mode, il faut être beau. C’est rare qu’on s’habille pour être laid. Alors qu’au cinéma, ça va dans les deux sens. Par exemple, j’ai des cuisses de poulet. Et pour jouer Jules César, je les ai mises en valeur. Cet aspect ridicule me plaît pour le rôle. Ce qui me plaît dans le costume de cinéma, c’est que l’on est obligé de se servir de ce qu’on a ou de ce qui nous manque pour aller dans le sens du personnage.

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Tina, êtes-vous attirée par le cinéma ?

T.K. : Pas pour l’instant. Ce que je remarque chez Vincent, c’est que d’ordinaire, c’est quelqu’un d’impatient alors que son métier requiert énormément de patience.
V.C. : Au cinéma, je suis impatient aussi. Pour moi, il faut que ça aille très vite. D’ailleurs, quand je suis sur un plateau, on finit à l’heure. Je crois que ce sont les acteurs qui impriment le rythme. Et s’ils ne le font pas, ça se détend.

Vincent Cassel & Tina Kunakey

Morgane Lay

Exposer votre couple au travers d’une campagne publicitaire pour une marque de mode, était-ce facile ou au contraire, le fruit d’une discussion entre vous ?

T.K. : Ça a été très facile d’autant qu’on a travaillé avec une photographe, Morgane Le Lay, qui est une amie proche. On a fait ça sur le mode du road-trip.
V.C. : Je trouve que c’était assez culotté de la part de The Kooples de nous choisir nous. Et puis, il y a un aspect dont on parle peu : c’est du taf ! On travaille, on gagne notre vie.

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Durant le lockdown, vous êtes-vous dit que c’était la fin d’un cycle professionnel ou personnel et qu’il faudrait se réinventer après ? 

T.K. : Moi, je me demande toujours ce que je vais faire après. Sur ce point, le lockdown n’a rien changé. Cela était, sans doute, plus aigu.
V.C. : Dans mon métier, on ne sait pas forcément ce qui va se passer et cette notion me plaît. J’ai tendance à laisser le truc ouvert et à attendre la surprise du prochain projet. Et cela marche très bien comme ça. Ce sont les rencontres qui font en sorte que je me réinvente ou pas.

Vincent Cassel & Tina Kunakey

Morgane Lay

En ce moment, on parle beaucoup de «dégenrer la mode». Qu’en pensez-vous ?

V.C. : J’ai l’impression que ça a déjà été fait avec les mannequins androgynes. À l’époque du Velvet Underground, c’était déjà le cas. Aujourd’hui, on remet ça au goût du jour avec un nouveau terme. C’est un truc de la mode de faire du recyclage parce qu’on est obligé de recycler.

Quels sont vos #couplegoals ? Les buts que vous voulez accomplir en tant que couple ?

V.C. : Le bébé, ça y est.
T.K. : Le mariage, on l’a fait.
V.C. : J’ai l’impression que le seul #couplegoal, c’est d’arriver à rester ensemble et être heureux. Après, le reste, j’ai l’impression que c’est un truc d’Instagram. C’est pour faire « djeunes ».

C’est important d’être ou de paraître «djeune», non ?

V.C. : Aujourd’hui, on n’a pas le choix. On est dans un monde où tout le monde prône l’acceptation de l’autre, on dénonce la grossophobie, on défend l’idée qu’on est tous frères et sœurs mais, les vieux, on ne les aime pas. J’ai l’impression que c’est le seul truc sur lequel on peut taper sans s’en prendre plein la gueule.

C’est de l’âgisme, en fait.

V.C. : Oui, ce n’est pas du tout mal vu. Je trouve que tous les vieux devraient se donner la main et créer un mouvement.

thekooples.com

 

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