Quels sont les rituels du monde entier pour être heureux ?

par Emmanuelle Ringot
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©Morgan Sessions - Unsplash

Dans son ouvrage “Les Petits Bonheurs”, Elsa Punset nous emmène faire le tour du monde des rituels du bonheur, de l’Inde à l’Australie en passant par les Etats-Unis ou la Thaïlande.

Depuis la nuit des temps, les hommes n’ont qu’un seul but : trouver la recette du bonheur. Dans son dernier livre Le Livre des Petits Bonheurs*, Elsa Punset – philosophe, journaliste et enseignante – revisite les rituels du monde entier et propose des outils pour cultiver son propre bonheur.

 

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L’auteure, spécialiste du développement personnel, est allée piocher dans des traditions ancestrales pour que chaque personne y trouve son propre bonheur.

1/

Mongolie : l’importance de la famille

En Mongolie, le bonheur se trouve dans les liens familiaux. A tel point qu’ils célèbrent le Tsagaan Sar, qui signifie la “lune blanche” et qui met à l’honneur les clans familiaux pendant une quinzaine de jours, à chaque nouvelle année. “Le principe est de laisser derrière soi tout ce qui est ancien, tout ce qui appartient à l’année précédente, afin que la “lune blanche” le balaie.

 

 

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Les gens chassent leurs émotions négatives – colère, convoitise ou tristesse – et accueillent les pensées positives”, explique Elsa Punset dans son ouvrage. Elle poursuit en expliquant que c’est l’occasion aussi pour tout un chacun de résoudre les problèmes familiaux, afin qu’ils ne pèsent pas sur le moral. Une sorte de “bonnes résolutions” à prendre chaque année.

2/

Tibet : le cosmos, la patience et les mandalas

Au Tibet, les moines bouddhistes ont une très jolie manière de remettre l’homme à sa place dans l’Univers : “ils créent des mandalas d’une grande complexité à partir de sable de différentes couleurs”, décrit l’auteure. C’est la patience et la minutie de chaque geste qui leur permettent de trouver la paix intérieure et d’être heureux. Dans une version plus simple et abordable, on peut s’adonner aux mandalas en coloriage, c’est tout à fait apaisant.

3/

Thaïlande : les émotions négatives et les lanternes

Il y a des colères saines. Certes. Toutefois, de nombreuses émotions négatives pèsent plus sur le moral et sur le quotidien. Pour s’en libérer, les Thaïlandais profitent de Loy Kratong, le Festival des Lanternes : en lâchant des lanternes en papier dans le ciel, ils se délestent symboliquement de leurs angoisses et de leurs préoccupations.

 

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S’il n’est pas évident d’adopter ce rituel quand on habite en ville et de lâcher soi-même une lanterne enflammée depuis son jardin ou son balcon, on peut pratiquer l’écriture-thérapie qui fonctionne sur cette même dynamique.

4/

Japon : la puissance de la forêt

Pour la partie dédiée aux rituels du bonheur japonais, Elsa Punset s’attarde sur le rituel du Shinrin-Yoku, littéralement le bain de forêt. En effet, pour trouver le bonheur, il est courant que les Japonais aillent se balader en forêt et enlacent des arbres centenaires pour se recentrer et se reconnecter à la terre. C’est à la fois très symbolique et très pragmatique. Et comme la forêt recouvre 17Ha en France Métropolitaine, c’est assez facile à adopter.

5/

Bhoutan : le bonheur intérieur brut

Loin de la culture capitaliste occidentale, le Bhoutan a fait du bonheur une échelle de mesure pour quantifier en amont l’impact de tous les projets et de toutes les décisions. Les habitants de ce pays se préoccupent autant de l’environnement que du bien-être de la population, et chacun de leurs choix doit être positif pour tout le monde. C’est peut-être le rituel le plus facile à adopter : il suffit de réfléchir à nos actions avant de les faire et s’assurer qu’elles ne soient pas négatives pour qui que ce soit.

 

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6/

Australie : la marche introspective

C’est une tradition qui touche les garçons aborigènes australiens : le Walkabout. A l’adolescence, ils doivent partir seuls dans le désert pendant près de six mois, pour réfléchir sur leur vie et leurs aspirations. A leur retour, ils sont considérés comme autonomes et responsables. Une sorte de Koh Lanta en solo pour apprendre à se débrouiller par soi-même. Sans aller se perdre dans un désert, ce qui n’est pas tout à fait recommandé, il est parfois bon de partir en retraite spirituelle pour se retrouver en tête-à-tête avec soi-même.

7/

Etats-Unis : la puissance de la gratitude

Aux Etats-Unis, le simple fait de dire merci, de savoir être reconnaissant pour tous les petits bonheurs de la vie, apportent semble-t-il apaisement et sérénité. Certains vont même jusqu’à dire que la gratitude apporte une meilleure santé physique et un bon sommeil. Les Américains lui dédient même une fête célébrée chaque automne : Thanksgiving. Sans forcément manger de la dinde, on peut tout simplement apprendre à dire “merci” au quotidien.

 

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8/

Grande-Bretagne : les vertus du jardinage

Dernier rituel explicité par Elsa Punset, les vertus du jardinage en Grande-Bretagne. Les Anglais trouve en cette occupation un bon moyen d’exercer leur patience en cultivant, défrichant, et plantant des tas de plantes. Cette technique a dépassé les frontières anglo-saxonnes et s’exporte un peu partout dans le monde. Et quand on n’a pas de jardin, on peut toujours s’inscrire dans un jardin partagé.

Le livre des petits bonheurs est disponible ici au prix de 21,30€.

Article écrit en collaboration avec Sarah Konaté, stagiaire de 3ème

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Tags: évasion, Psycho.

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