Rencontre avec les fondatrices de Norah Blake: le premier Fashion Truck à Liège

par Camille Hanot
marieclaire_fashiontruck
©Camille Hanot

Vendredi 8 et samedi 9 septembre avait lieu le lancement de Norah Blake; plus qu’une boutique de mode, c’est un tout nouveau concept qui s’installe à Liège. Avec leur Fashion Truck, Caroline et Florence veulent révolutionner l’accès à la mode.

Sur la pelouse de la brasserie Riva à Liège, une caravane de type « airstream » s’est arrêtée le temps d’un week-end. « Caravane » n’est sans doute pas le mot adéquat, Caroline et Florence préfèrent utiliser la dénomination Fashion Truck. Celui-ci a pris ses quartiers à Liège à l’occasion du lancement de leur concept intitulé Norah Blake. Les deux Liégeoises entendent révolutionner l’accès à la mode et offrir bien plus qu’une séance de shopping classique. Rencontre avec deux jeunes entrepreneuses.


Pouvez-vous expliquer le concept de A à Z ?

Norah Blake propose d’essayer des vêtements qui sont uniquement vendus en ligne dans une ambiance originale. Nous ne sommes pas installés dans un magasin physique classique mais dans une caravane de type « airstream » offrant une expérience d’achat unique. Les pièces vendues ici ne sont pas présentes à Liège et nous travaillons sans stock. La clientèle rentre, essaye des vêtements, si elle est conquise elle finalise l’achat avec nous et elle est ensuite livrée chez elle.

Comment choisissez-vous les marques avec lesquels vous collaborez ? 

La charte Norah Blake spécifie que : les marques ou créateurs avec lesquels on collabore proposent des vêtements de qualité, uniquement féminins et qui ne sont pas en vente sur le marché liégeois. Par exemple, nous vendons du Maje et du Sandro mais ces marques ne sont pas disponibles à Liège et les vêtements que nous vendons de ces deux enseignes ne se retrouvent pas dans les boutiques de Bruxelles.

Votre Fashion Truck, va-t-il uniquement rester sur Liège ? 

Dans un premier temps, on souhaite rester dans la province de Liège mais à terme on aimerait se déplacer en Flandre, à Bruxelles… et adapter notre marchandise en fonction du lieu où l’on s’installe.

Pourquoi avoir lancé Norah Blake?

Nous achetons régulièrement en ligne et nous avons eu beaucoup de surprises. Par exemple, j’ai déjà acheté un maillot qui s’est révélé être un body. Autre problème: quand les pièces ne conviennent pas, il faut les renvoyer, en recommander des nouvelles et la plupart du temps repayer des frais de port. On s’est rendue compte qu’il n’y avait pas de troisième voie entre la vente en ligne et la vente physique. Il n’y a pas encore de voie qui profite des avantages du commerce en ligne et qui à la fois ramène les avantages du magasin physique; toucher les matières, appréhender le tissu. Norah Blake est cette troisième voie.

De plus, être sans stock, nous permet de travailler avec plusieurs marques et d’avoir une rotation rapide. Pour terminer, il y a le côté événementiel, on veut poser notre Fashion Truck dans des endroits stratégiques, à côté d’évènements, de restaurants, etc.

Si nous commandons directement sur les e-shop, cela ne sera-t-il pas moins cher ?

Non, avec les frais de livraison dont vous devriez vous affranchir en commandant directement sur les e-shop, le prix sera plus élevé qu’en venant chez Norah Blake.

Quelle est la clientèle espérée de Norah Blake? Une clientèle de luxe? 

Je n’aime pas le mot luxe, vous ne retrouverez jamais du Dior ou du Chanel chez Norah Blake. Certes, nous vendons des vêtements d’une certaine gamme mais nous visons simplement de jeunes filles qui aiment la mode et préfèrent parfois économiser pour s’acheter une belle pièce plutôt que de participer à la fast fashion. Nous ne vendons pas un prix, nous vendons une qualité.

Si le sujet vous intéresse, allez jeter un oeil à: « La tendance mode insolite: les chaussures dépareillées », « Les Fashion Weeks comme si vous y étiez: les comptes Instagram à suivre », « Crush of the day: les baskets Thea x Clio Goldbrenner »

| | | |
Tags: Entrepreneuriat, Fashion, Liège, Mode.