Pourquoi voir « La Fille du Train » même si on a lu le livre
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Pourquoi voir « La Fille du Train » même si on a lu le livre

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En juin 2015 sortait chez nous “La Fille du Train”, le premier roman de la britannique Paula Hawkins. Un an plus tard, après qu’il a été traduit dans 42 langues et vendu à 11 millions d’exemplaires, débarque l’adaptation cinématographique de ce best-seller qui pourrait bien être un succès aussi fulgurant que le livre dont il est tiré.

Nous avons eu l’occasion de voir ce film qui sortira le 2 novembre prochain sur les écrans et malgré le fait que nous avions lu – ou plutôt dévoré en deux nuits – le bouquin, nous nous sommes laissée embarquer.

Voici donc quelques raisons de prévoir une sortie au cinéma tout début novembre…

 

  • Emily Blunt est bluffante.

Elle joue Rachel, l’héroïne borderline et versatile de ce drame. Sans en faire trop, elle nous communique son angoisse, sa détresse et sa terreur. Une réelle prouesse pour cette actrice décidément douée, qui traverse les genres avec un talent que ne se dément jamais.

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  • L’ambiance est maîtrisée.

Une large partie de la réussite du film est due à la justesse de l’atmosphère, matérialisée par les décors. Le train renvoie à notre claustrophobie, les abords de la gare à nos angoisses, les terrains vagues qui courent le long des voies, à notre solitude. Le film pourrait se passer partout et nulle part, rien ne ressemblant plus à un train de banlieue qu’un autre train de banlieue. On plonge donc dans un quotidien qui pourrait être le nôtre, ce qui au final est le plus terrifiant de tout.

 

  • Le thriller est réussi.

Tout comme dans “Gone Girl” auquel le livre avait été comparé lors de sa sortie, la mécanique est impeccablement huilée. La tension monte petit à petit et nous plonge en apnée sur la dernière demie-heure du film. Ce crescendo est inévitable, une fois encore grâce au jeu impeccable des acteurs mais aussi grâce au scénario habilement découpé suivant les points de vues de chaque héroïne féminine.

 

  • Les histoires dans l’histoire sont respectées.

Sans trop en dire, pour celles qui n’auraient pas lu le livre, deux des personnages féminins vivent ou ont vécu des drames qui les plongent dans d’épouvantables tourments. Habilement dévoilées par flash-back, ce qui en rajoute au découpage évoqué plus haut sans toutefois en faire trop, ces failles abyssales nous plongent sans nous noyer dans un univers trouble où les addictions dépeintes sont dramatiques et convaincantes.

 

  • Les twists sont (toujours) surprenants.

On pensait que le fait de connaître l’histoire, son développement et sa fin gâcherait une bonne partie de notre plaisir. Nous avions tort. L’histoire nous a happée comme si nous la découvrions pour la première fois et au final, c’est bien de cela qu’il s’est agi : nous avons fait connaissance avec des personnages, des lieux et des atmosphères autres que ceux que nous avions imaginés bien calée dans notre canapé. La magie du cinéma a opéré.

 

Rachel Moreau

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Tags: Cinéma, Critique, Film, La fille du train.