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Nous ne sommes pas les seuls à être fans de la créatrice anversoise Julie Kegels, des stars telles que Dua Lipa et Charli XCX ont également craqué pour ses créations. Une jeune marque de mode qui fait immédiatement sensation.
D’où vient votre passion pour la mode ?
« Je ne sais pas vraiment. Depuis toute petite, je voulais devenir créatrice de mode, c’était quelque chose qui m’attirait depuis toujours. Ma famille a beaucoup stimulé ma créativité : nous allions souvent dans des églises et des musées, et j’étais toujours encouragée à dessiner. À l’âge de neuf ans, je faisais même des exposés sur des créateurs tels que Madeleine Vionnet, Chanel et Paul Poiret. Le reste de la classe ne trouvait pas cela très intéressant, mais moi, j’étais complètement fascinée. Chaque samedi, je rendais visite à Mia, une couturière du quartier, juste pour la regarder à l’œuvre. Au fil du temps, j’ai même pu parfois l’aider, ce que j’adorais. À 17 ans, j’ai réussi l’examen d’entrée à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers, c’est ainsi que tout a commencé. »
Anvers est votre port d’attache. Que représente cette ville pour vous ?
« Pour les clients, “ Made in Antwerp” est un label fort, notamment grâce à la riche histoire de la mode dans cette ville. Parmi les Six d’Anvers, Dirk Van Saene est mon préféré, j’ai même suivi ses cours à l’Académie. »
Comment décririez-vous votre style ?
« Je veux toucher les gens, susciter des émotions et des souvenirs, ce qui n’est pas évident dans ce monde où tout va si vite. Je crée pour les jeunes filles, les femmes adultes et les hommes. Chaque collection s’articule autour des contrastes, car je suis convaincue que les oppositions sont source de nouveauté. C’est l’essence même de mon style. Ma première collection s’intitulait par exemple 50/50 et évoquait une femme qui appartient littéralement à deux mondes : à moitié ambitieuse et femme d’affaires, à moitié insouciante, espiègle, presque fêtarde. »
Qu’est-ce qui vous semble le plus difficile dans ce secteur ?
« La partie créative me vient naturellement : rêver et créer. Mais l’aspect commercial reste un défi. Heureusement, je suis entourée de personnes intelligentes qui me soutiennent. »
Comment gérez-vous votre popularité en hausse ?
« Je n’y pense pas trop. J’essaie simplement de rester moi-même et de progresser pas à pas. Je me fixe toujours comme objectif que chaque collection doit être meilleure que la précédente. C’est une pression saine. »
Où vous voyez-vous dans cinq ans ?
« J’espère alors avoir une entreprise de mode florissante, qui continue de faire rêver les gens, tant sur le passé que sur l’avenir. En fin de compte, c’est ce que je souhaite apporter au monde de la mode : de l’émotion, quelque chose qui va au-delà de l’apparence. »
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