Humour: Florence Mendez se lance sur les planches

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©Letizia Camboni

Après avoir fait les premières parties de Laurence Bibot et Guillermo Guiz, Florence Mendez se lance en solo pour un one woman show ‘Oh et puis m**de!’, sur les planches du Caliclub. L’occasion de lui poser trois questions.

Une première vraie scène, ça change quoi? Vous avez le trac?

«J’ai le trac tout le temps: je suis une épouvantable stressée. Au point que cela se ressent très fort lors des premières minutes du spectacle. Mais quand je faisais les premières parties de Guillermo Guiz ou de Laurence Bibot, si je me plantais, ils allaient galérer pour récupérer l’ambiance. Les premières parties sont là pour essuyer les plâtres. La pression est différente. Maintenant, je suis légèrement plus cool. Je sais que je peux le faire : je peux tenir une heure et quart à raconter des conneries. Mais c’est toujours stressant car un public n’est pas un autre: va-t-il rire?»

Vous faites rire avec vos petits tracas, votre vie de maman et votre ancienne vie de prof. L’autodérision, c’est votre force?

«Je pense. L’autodérision, c’est bien car d’une manière générale, même si on rit de soi, les gens se réfèrent aux situations, elles leur font penser à eux. Nous sommes tous des bras cassés. Il nous arrive à tous des choses étranges, des machins honteux. L’autodérision est un peu la force de tous les humoristes. C’est le principe: rire de ses propres travers. D’ailleurs, dans ce domaine, Guillermo Guiz est un grand spécialiste. Un looser brillant que j’adore. Il y a aussi PE (Pierre-Emmanuel), qui est plus trash que Guillermo, mais très chouette. Et Farah, qui est très chouette pour se moquer d’elle-même. Tiens, je n’ai cité que des Belges…»

Vous êtes chroniqueuse sur la Première, auteur pour le Grand Cactus… Comment s’annonce votre rentrée?

«L’été a été difficile pour moi, car je suis tombée malade. C’était chiant. Mais du coup, c’était surtout du repos. Car, mine de rien, j’étais à 3-4 chroniques par semaine! En septembre, la Preuve par Meuf ne revient pas dans Matin Première, et je ne faisais que des remplacements pour le Café Serré, cet été, donc il ne me restera que ‘C’est presque sérieux’. Mais je suis contente de faire autre chose, notamment une chronique pour Le Vif Week-end. Je serai toujours auteur pour le Grand Cactus et je ferai d’autres dates pour mon spectacle. Ce n’est pas plus mal d’avoir le temps de me consacrer sur l’aspect écriture. D’autant que j’ai un roman à terminer! ‘Mémoire de ma peau’ sera un roman mi-autobiographique, mi-fiction et racontera les déboires d’une meuf. Il y a un peu d’humour mais ce n’est pas du tout un chick lit. C’est relativement sombre, c’est mon côté obscur mon roman! (rires). Mon premier objectif, c’est de l’écrire. Le publier, c’est tant mieux. Et si personne ne le veut, je m’en fous: je l’autopublierai et je vendrai quatre exemplaires à ma mère!»

‘Oh et puis m**de!’, Le 26 août à 21h30 Au Caliclub. Réservations: info@caliclub.be; et le 9 novembre au Sazz’n Jazz.

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