Analyse : vivre séparément pour sauver son couple

par Marie-Claude Treglia
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©Roberto Nickson sur Unsplash

On ne va pas se priver d’une grande histoire sous prétexte que l’on n’arrive pas à vivre ensemble. Plaidoyer pour une non-cohabitation constructive.

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Pour vivre heureux, vivons… Séparés !

Habiter avec son cher et tendre n’est pas forcément la clef du succès en matière de longévité du couple. Cela peut provoquer des tensions, des frustrations, des conflits, et au final l’amour ne trouve plus sa place au sein du foyer. Alors si on vivait séparément pour mieux s’aimer ?

Les chiffres sont sans appel : de plus en plus de couples décident de ne pas s’installer ensemble pour cultiver leurs jardins secrets. Les statistiques de l’Ined pour les « couples non-cohabitants » montrent ainsi que cette « solution » est devenue au fil du temps une réalité de notre temps, pour déjouer les statistiques pessimistes (130 000 divorces sont par exemple prononcés chaque année, ndlr) et les ruptures “faciles” qui font constamment baisser l’espérance de vie des couples.

 

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Mais ce n’est pas toujours l’amour qui est remis en question. Et si le vieux schéma du domicile conjugal était tout simplement «has been»? Anachronique, à une époque où le «je» n’a plus aucune raison de s’effacer devant le «nous». Aujourd’hui, chacun reste soi-même, on se confronte dans ses différences. Et si c’est plus compliqué, tant pis! On invente.

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La fin des schémas imposés

D’autant que l’amour est forcément une construction hors norme. Il a besoin de “jeu”, dans tous les sens du terme. D’un espace de respiration – parfois infime, symbolique – entre les deux partenaires. Et de légèreté. Pour ne pas se vautrer l’un sur l’autre, déborder, se répandre et s’oublier, il est nécessaire de repenser la distance qui nous sépare et nous relie, à l’intérieur du couple. De la moduler. Et s’il faut se résoudre à séparer les corps, pourquoi pas? De nombreux duos de fortes personnalités l’ont fait avant nous (Sartre et Beauvoir, Morgan et Oury, Dutronc et Hardy…), le plus souvent pour le meilleur.

 

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D’ailleurs, au nom de quoi envisager le pire ? Même les enfants ont tout à gagner à ce choix plutôt mature. Ils continuent ainsi à avoir leurs parents unis, avec qui ils partagent tous les grands moments (week-ends, vacances…) et qui leur offrent, en prime, deux mondes, deux modes de vie. Mais pas une semaine sur deux, comme le prévoit la résidence alternée qui les arrache régulièrement de chez l’un et de chez l’autre. Et où se sentent-ils vraiment chez eux ?

Un luxe, vont hurler les tenants de l’ordre établi. Pas forcément beaucoup plus cher, en fait, qu’un bon divorce (faites le calcul). De toute façon, ce n’est pas non plus le choix de la facilité, reconnaissent ceux qui l’on fait. C’est parfois épuisant (le mieux, c’est de prendre deux lieux pas trop éloignés l’un de l’autre, pour que se voir ne devienne pas un périple), frustrant (il faut renoncer aux petits bonheurs des petits moments banals de tous les jours), décevant (quand le rendez-vous que l’on attend comme le grand soir s’achève en flop devant la télé)… Mais c’est tellement plus exaltant que de sacrifier l’amour.

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