«Libérez le pouvoir des filles!»

Filles Girl Power Plan Belgique Marie Claire ©Yanick Folly
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Tel est le message qu’a délivré Adeline N’Ouemou, jeune béninoise de 17 ans, ce midi aux parlementaires à l’occasion de la Journée Internationale pour les Droits des Filles, ce 11 octobre.

Une journée internationale qui tombait pile le jour de la Déclaration de politique fédérale du gouvernement (avant d’avoir été annulée ce matin même faut d’accord). Cela n’a pas empêché l’ambassadrice de Plan Belgique de rappeler un message important aux parlementaires: la jeune fille leur a distribué des clés auxquelles étaient accroché des vœux de filles Belges et de pays en voie de développement. L’objectif de cette mission de sensibilisation? Les inviter à agir en faveur de l’éducation et de la protection des jeunes filles dans le monde, notamment dans les programmes de coopération au développement de la Belgique avec ses pays partenaires.

Déscolarisation et mariages précoces

Adeline, venue spécialement de l’Atacora, une région du nord du Bénin très marquée par la déscolarisation des filles et les mariages précoces, fait partie des jeunes filles bénéficiant du projet ‘Girl Power’ de Plan Belgique au Bénin. Où l’objectif est de développer la confiance des filles, par la pratique du football, pour qu’elles défendent l’égalité des droits et s’assurent un meilleur avenir grâce, notamment, à l’esprit d’équipe. En parallèle à des séances d’information, qui leur donnent la parole et les éclairent sur la contraception, elles apprennent à s’affirmer.

7 filles pour 30 garçons

C’est le cas d’Adeline qui reconnaît des changements dans sa vie depuis qu’elle suit le programme: «Les grossesses précoces sont un gros problème dans mon école. Rien que dans ma classe, il y a deux filles enceintes cette année. Et nous ne sommes que 7 filles pour 30 garçons. Le problème de harcèlement à l’école est très répandu. Y compris par les enseignants! Certains ont des femmes qui sont encore élèves, et ont même eu des enfants avec elles. On nous a appris à ne pas accepter cela, à dénoncer les professeurs qui se montrent trop entreprenants. Cette année, on a dénoncé un cas au centre de promotion sociale, et le prof a été écarté. On était super fières de nous!».

Dénoncer les inégalités

Grâce à ces réunions, les jeunes filles apprennent à s’exprimer en public, à dénoncer les inégalités, à se faire respecter des garçons, à prendre confiance en elles et à motiver leurs congénères à faire pareil. Pour que leur avenir soit meilleur.

Plus d’informations sur le projet de leadership de Plan ici

©Yanick Foly

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