Reportage: deux Belges à la recherche des pierres précieuses

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©SKOPIA Films

Deux gemmologues Belges passionnés de pierres précieuses nous emmènent à la recherche des plus beaux specimens à travers le monde dans l’émission Grands Reportages de TF1 diffusée ce dimanche 21 mai (pour le replay, c’est par ici)! Portrait de ces deux chasseurs de pierres aux parcours atypiques.

Chloé Sarasola, collectionneuse de cristaux et d’aventures

Chloé Sarasola est expert gemmologue et diamantaire. Après un voyage autour du monde pour découvrir et ramener les plus belles espèces minérales, elle veut se former de façon plus sérieuse et officielle. Elle nous raconte d’ailleurs:

« Il y a quelques années, j’ai voyagé pendant 2 ans partout dans le monde pour trouver les plus belles espèces minérales, et parmi mes trouvailles j’ai ramené du verre vert que l’on m’avait vendu comme de l’émeraude, je m’étais bien faite avoir. C’est là que j’ai décidé d’étudier la gemmologie et le diamant, pour acquérir une réelle expertise des pierres »

Ses diplômes d’expert gemmologue, kinésiologue et diamantaire en poche, elle continue de parcourir le monde avec son compagnon et sa petite fille (4 mois à l’époque du tournage, 9 mois maintenant) en quête des plus belle pierres. Nous la suivons donc en Asie à la recherche du saphir « Black Star » et de petits rubis.

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Chloé Sarasola va chercher ses pierres à la source

Chloé n’emprunte pas les chemins classiques de la recherche des gemmes et n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis. La jeune femme va à la source afin de garantir la provenance des pierres à ses clients et les conditions dans lesquelles celles-ci sont extraites: dans le respect de l’homme et de l’environnement.

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Chloé et son compagnon, les mains dans le cambouis en Asie

Elle aime aussi se positionner des deux côtés de l’univers des gemmes: scientifique et ésotérique. La symbolique des cristaux a une importance toute particulière aux yeux de Chloé, qui voit les pierres comme de talismans qui font du bien à ceux qui les portent. Elle donne d’ailleurs des ateliers sur la symbolique des pierres et est professeur de gemmologie à Anvers et Bruxelles.

Les créations et trouvailles de Chloé Sarasola sont à découvrir dans sa boutique, Nasoha, à Overijse.

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Philippe Humbeeck, sur les traces du diamant et du saphir

A la question « comment en êtes-vous arrivé là? », Philippe Humbeeck rit en admettant qu’il n’était pas tout à fait prédestiné à une carrière comme la sienne. Après un début d’études en marketing « parce qu’à 20 ans, je voulais faire un peu comme tout le monde », il réalise que ça ne lui correspond pas du tout.

Il part alors à l’étranger et sa lance dans la cuisine. A son retour, il rencontre un joailler à un dîner et a une révélation: il s’inscrit en joaillerie dans les 48 heures qui suivent. Après 4 ans de joaillerie et 2 ans de gemmologie, il devient maître joailler, ouvre un atelier à Bruxelles et est maintenant membre de l’association royale belge des experts en joaillerie et pierres précieuses. A l’instar de Chloé Sarasola, le métier de Philippe est une affaire de famille: il chasse les pierres et crée les pièces uniques pour ses clients, et sa femme Céline s’occupe de tout l’aspect communication et marketing de l’atelier.

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A g.: Philippe croque la future bague sous les yeux de sa compagne Céline. A d.: les débuts d’une bague unique!

Le reportage suit Philippe dans tout le processus de création d’une bague originale, entre Anvers et Bruxelles. Nous découvrons alors auprès de lui et de son négociant la multitude de couleurs que propose le saphir: « A toutes les couleurs auxquelles vous pouvez donner un nom, il correspond un saphir. C’est fascinant. ». Plus de 20 heures de travail attendent le créateur pour concevoir cette bague de haute-joaillerie composée d’un saphir entouré de cinquante petits diamants sertis. Un travail d’une patience et d’une minutie inouïes, dont Philippe a conscience:

« Pour acquérir les capacités suffisantes à la création d’un bijou, il faut des années d’expérience, il faut beaucoup s’entrainer, beaucoup travailler, donc il y a de grands moments de frustration parfois mais il ne faut pas lâcher, il faut continuer parce que ça mène à de grands moments de bonheur. Dés qu’on accroche au monde de la joaillerie et des pierres précieuses, c’est plus qu’un métier, c’est une passion, c’est quelque chose que l’on fait jusqu’à la fin de ses jours »

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A g.: les fameux saphirs de couleur. A d.: à la recherche de la plus belle pierre précieuse

Plus d’informations sur Philippe Humbeeck et son travail sur son site internet.

Si cet article vous a plu, allez faire un tour sur « Une journée à la découverte des artisans Belges« , « Les bijoux de Sébastien Vandekerckhove » et « Les marques belges à suivre de près… et leurs créatrices« 

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