“Qui m’a filé la Chlamydia” : le nouveau podcast qui parle des IST sans dramatiser

chlamydia
©Anouk Perry

Savant mélange entre le récit et l’enquête, le podcast “Qui m’a filé la Chlamydia” est un cocktail explosif d’humour et de pédagogie autour de ces maladies silencieuses que sont les IST. On l’écoute en boucle sans plus tarder !

Certes, ce n’est pas glamour et pourtant, les infections sexuellement transmissibles sont le lot de nombreuses personnes. En Belgique, la chlamydia est d’ailleurs l’IST la plus répandue. À travers son reportage sonore, Anouk Perry journaliste et ancienne rédactrice sexualité chez Mademoizelle nous parle sans culpabilité de cette petite IST contractée au détour de moments caliente.

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Le pitch

19 Janvier 2017, Anouk reçoit un message de David, un vieil amour de vacances. Il a une mauvaise nouvelle a lui annoncer. Cette mauvaise nouvelle, c’est la chlamydia qu’il a chopée et dont elle a sans doute hérité. En quelques secondes, le château de cartes que représente son existence sans embûche s’effondre. “C’est le moment précis où ma petite vie tranquille s’est prise un tsunami dans la gueule”, annonce-t-elle franchement à l’antenne. Parce que oui, évidemment, elle a aussi été infectée par la chlamydia.

C’est le début d’une enquête répartie en cinq épisodes de 15 à 20 minutes plus croustillants les uns que les autres. Au-delà de cet amant, Anouk se demande qui lui a vraiment filé cette IST. Comme un fil rouge, cette question nous amène à remonter la piste d’anciens partenaires. On apprend que cinq personnes au profil bien différent sont susceptibles d’être à l’origine de la chlamydia et on découvre par la même occasion leur histoire. Durant les épisodes, on tend également l’oreille aux questionnements intérieurs de la journaliste sexo et on se confronte parfois aux idées préconçues de ceux qui témoignent.

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Pourquoi on l’aime ?

Ce qu’on adore dans ce podcast, c’est la justesse du ton employé pour parler des infections sexuellement transmissibles. Il est aujourd’hui encore rare de trouver des informations qui ne basculent pas dans les messages alarmistes. Le piège de tomber dans la culpabilisation en voulant faire de la prévention est grand. Mais rien de tout ceci ne survient dans le témoignage d’Anouk. Au contraire, en écoutant son histoire, on comprend que la meilleure manière d’informer son entourage et la population, c’est d’éviter les propos moralisateurs.  Et puis on doit avouer qu’on adore ses tournures de phrases et son autodérision.

Néanmoins, Anouk ne se contente pas de dédramatiser. Grâce aux interventions de la gynécologue, Laura Berlingo, on en apprend un peu plus sur l’aspect médical et sanitaire des problématiques rencontrées au cours de cette enquête.

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Prévenir et guérir

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Les propos de ce docteur sont d’ailleurs essentiels au reportage quand on sait qu’une grande partie de la population n’est toujours pas bien informée quant aux IST. La preuve: en 2016, Durex, la Plate-formr Prévention Sida et Sensoa (le centre d’expertise flamand sur la santé sexuelle) ont lancé une vaste capampagne de sensibilisation. En cause, les cas de chlamydia qui avaient quadruplé entre 2003 et 2015. Leur étude menée auprès des Belges démontrait également que 9 Belges sur 10 estiment ne pas être concernés par le risque de contracter une IST et qu’un Belge sur trois ignore que les IST se transmettent lors d’un rapport sexuel non protégé !

Si vous souhaitez donc vous informer de manière ludique et humoristique, on vous encourage à faire un tour sur le podcast d’Anouk Perry !

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Tags: Ist, Sexe, Société.

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