« Je lance ma boîte », un spectacle signé Davy Courteaux

Instituteur, animateur, entrepreneur, conférencier et désormais showman, Davy Courteaux a enfilé de nombreuses casquettes au cours de ces dernières années, mais il a tout quitté pour monter sur scène. Rencontre avec ce touche à tout pour discuter de son nouveau spectacle “Je lance ma boîte” !

Aujourd’hui on vous connaît surtout en tant qu’animateur du concours NRJ Start-Up, mais avant cela, quel a été votre parcours ?

À la base, j’ai une formation d’instituteur primaire et par la suite j’ai participé à l’émission starter de la RTBF, et j’ai donc commencé mon aventure entrepreneuriale il y a quatre ans. D’abord avec une start-up: foxi.be, un site sur lequel on pouvait réserver ses billets pour une activité originale. Ensuite, j’ai créé une agence de communication avec les mêmes associés. Celle-ci a vraiment cartonné, mais il y a six mois nous nous sommes séparés, car ça n’allait plus entre nous. Puis, le web, le graphisme, les logos, j’aime bien, mais ça ne me fait pas vibrer.

C’est là que l’aventure commence?

Oui, je me retrouve du jour au lendemain sans équipe, sans argent, sans business, sans rien. Tout ce qu’il me restait, c’était cette histoire pourrie et mes expériences. Grâce à mon parcours atypique, cela faisait plusieurs mois que je participais à des conférences sur l’entrepreneuriat. On aimait bien m’inviter pour que je raconte mon parcours: “un jeune d’un milieu précaire, sans argent, fiché à la Banque Nationale, avec frères et soeurs à charge et qui décide tout de même de monter son projet et de se hisser au sein d’un milieu plus qu’élitiste.” Mes conférences plaisaient, donc je me suis dit que j’allais raconter mon histoire sur scène.

Passer des conférences au spectacle, était-ce moyen de vulgariser ce milieu ?

J’avais envie de populariser l’entrepreneuriat et de montrer qu’il n’y avait pas que les start-ups. Le mec qui veut faire un tour du monde ou la nana qui veut lancer sa marque de vêtements sont des entrepreneurs. Moi je veux parler à ces gens-là. S’ils arrivent déjà à créer leur propre job, c’est magnifique ! J’avais envie de toucher plus de gens comme moi, d’attirer les classes populaires. Aujourd’hui, il faut divertir. Les gens en ont marre des conférences hyper chiantes ou des livres de 800 pages. J’ai donc décidé de créer une showférence!

La showférence, est-ce un nouveau format à la lisière entre la conférence et le one-man show?

Oui, c’est beaucoup plus attractif et divertissant. Pour l’anecdote: un jour, j’avais demandé à mon frère de m’accompagner à une conférence, mais lui, il bosse dans les garages depuis des années, c’est un manuel et il m’a dit : “Laisse tomber, moi je préfère regarder Touche pas à mon poste..  Vas-y tout seul à ta conférence, c’est pas pour moi”. Il ne voulait pas venir, car le mot “conférence” était connoté trop négativement. On repense à l’école, à un mec barbant qui va parler pendant des heures sur un pupitre. De l’autre côté, le show, c’est bien, mais ce n’est que du divertissement. C’est rare quand tu ressors d’un show en te disant que tu as réellement appris quelque chose. Et puis le spectacle, c’est pour les artistes, et moi je n’en suis pas un.

Concrètement, on assistera à quoi durant ce spectacle?

Il y a un courant américain qui m’inspire énormément, ce sont les late show à la Jimmy Fallon. Ce sera donc un Late show sur scène où on va enchaîner les séquences fortes. Le spectacle sera un melting pot de tout ce qui peut divertir: du chant, du slam, du jeu avec le public, des réponses aux questions, de la poésie. On va partager du contenu sous différents formats, donc on va beaucoup rire, mais il y aura aussi de l’émotion. Le spectacle, c’est 0% prise de tête. On va aborder différemment l’entrepreneuriat, on parlera de toutes les phases avant de passer devant le notaire. On va aborder les relations entre conjoints, les bouquins d’experts qui te donnent juste envie de le fermer et de redevenir employé, les réactions des proches, la recherche de l’idée…

Amatrice de spectacles décalés, foncez voir Davy Courteaux monter sur scène pour la première fois.  Et pour un avant-goût, retrouvez ses Facebook live 

DATES

  • 24/02 | Charleroi – Le Poche
  • 10/02 | LLN – Blocry
  • 30/01 | Namur – Théâtre de Namur
  • 16/03 | Liège – Trocadero
  • 21/12 | Bruxelles – Marni 

Eloïse P. (stagiaire)

Ailleurs sur le web

Sur les sites d'Edition Ventures