Pour une féminisation des noms des rues de Bruxelles? Oui sûrement!

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©Sutterstock- Jeanneke Pis

Pour ou contre la féminisation des noms des rues de Bruxelles? Quand on sait que moins de 4 % des rues de Bruxelles portent un nom de femme, on est forcément pour…

Après avoir rebaptisé les auditoires de l’Université Libre de Bruxelles, « Noms Peut-Être! » s’en prend cette fois au nom des rues à Bruxelles. Dédiée à mettre en avant les femmes d’ici ou d’ailleurs, la collective « Noms Peut-Être! » brille en effet par ses actions ces derniers mois.

 

Lire aussi: « Le féminisme s’impose à l’ULB grâce à la collective Noms Peut-Être »

 

Au mois d’avril dernier, des étudiantes de l’ULB, assistées par la collective Noms Peut-Être!, avaient rebaptisé certains auditoires de l’ULB du nom de femmes remarquables.

Tout cela pour dénoncer que seul 1 auditoire sur 10 porte un nom féminin. On vous en parlait d’ailleurs précédemment ici.

Suite à cette action, l’université vient de renommer cinq auditoires du campus Erasme. Ils portent désormais le nom de cinq femmes qui se sont distinguées dans le domaine de la science et de la médecine. Il s’agit de Lise Thiry, Madeleine De Gens, Louise Popelin, Elisabeth Wollast et Isala Van Diest.

Forte de ce premier combat gagné, elle a décidé cette fois de militer pour la féminisation de Bruxelles et de son espace public .

 

Lire aussi: « Opinion: la Coupe du Monde du sexisme »

 

Noms Peut-Être! pour une féminisation des noms des rues de Bruxelles

Saviez-vous que moins de  4 % de rues à Bruxelles porte un nom de femmes?

Pourtant en 2016, le Collège de la Ville de Bruxelles avait approuvé une liste de noms de femmes célèbres. Parmi elles, on retrouvait  Gabrielle Petit, Léonie La Fontaine et Marie Parent.

La Ville s’était engagée à baptiser de leurs noms les nouvelles rues de Bruxelles. Malgré cela, deux ans plus tard, au moment de nommer celles de Tours et Taxis, ‘Noms Peut-Être !’ dénonce un non-respect de cette promesse.

Seules 2 rues sur 26, les rues Chantal Akerman et Isala Van Diest rendent hommage à une femme.

 

Lire aussi: « L’association ONE dénonce les lois les plus sexistes et absurdes du monde »

 

Place des Grands Hommes

Pire, ce sont les plus petites rues du site alors que la place principale porte quant à elle le nom de Place des Grands Hommes

Comme le souligne Christine Bard, historienne et spécialiste de l’histoire des femmes, tou cela perpétue « l’effacement des femmes dans la mémoire collective. »

Ne reste plus qu’à espérer qu’Extensa, l’entreprise en charge du développement de Tour et Taxis, ne revienne sur sa décision finale…

Si le sujet vous intéresse, allez jeter un oeil à « Opinion: la Coupe du Monde du sexisme », « DearCatcallers: le compte Instagram qui dénonce le harcèlement de rue» et aussi « 5 newsletters féministes engagées à lire chaque semaine » 

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Tags: Bruxelles, Féminisime, Femmes inspirantes, Noms peut-être.

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