10 choses que vous ne devriez pas faire si vous êtes une femme

par Lucie Delplanque
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©Shutterstock

Pour cette journée du 8 mars, on vous dresse la liste des choses à ne surtout pas faire si vous êtes une femme!

1. Faire un powerpoint quand vous avez vos règles.

2. Lire des livres sans images.

3. Faire des puzzles de plus de 20 pièces.

4. Conduire des véhicules motorisés.

5. Demander une augmentation.

 

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6. Vous sentir agressée quand un homme vous importune dans la rue. Vous devriez être flattée!

7. Vous intéresser à la microéconomie, à la cristallisation fractionnée, à la mécanique, à l’abondance des éléments chimiques dans l’univers, aux marchés financiers, à l’astronomie, à la macroéconomie, au droit, à la médecine, à la physique quantique, à la chimie, aux conflits géopolitiques, à la magnétodynamique, au code

8. Ne pas vous intéresser au shopping, au maquillage, à la mode, aux bébés, au mariage, aux soeurs Kardashian, à votre poids, aux chaussures, aux sacs à main, à vos cheveux

9. Manger des burgers (c’est aussi valable pour les frites, la pizza, les chips, les bonbons, les cookies, la glace, le rosé, le chocolat…)

10. Croire qu’il y a des choses que vous ne pouvez pas faire parce que vous êtes une femme.

Parce que non, en 2018, l’égalité entre les hommes et les femmes, ce n’est pas encore gagné. Aujourd’hui, nous sommes le 8 mars et non, ce n’est pas la journée « de la femme ». Ce n’est pas non plus une fête à célébrer: inutile de nous offrir des fleurs ou du chocolat.

Le 8 mars, c’est une journée durant laquelle on peut faire le bilan sur la situation. Non, les femmes ne sont pas égales aux hommes dans beaucoup de domaines et ce n’est pas demain que le changement s’annonce. Et tant que ces inégalités resteront existantes, on aura toujours besoin de cette journée pour nous le rappeler.

 

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L’inégalité homme/femme en quelques chiffres

Avec quelques chiffres, nous vous exposons la réalité telle qu’elle est sur le terrain. C’est aussi un moyen de vous montrer que les actions menées ce 8 mars (mais aussi tous les autres jours de l’année) ne sont pas vaines et permettent de faire bouger les choses.

Selon un rapport récent de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, l’écart salarial basé sur les salaires annuels bruts des travailleurs (temps plein, partiel et secteurs confondus) était de 20,6 %. Les femmes ont gagné, en moyenne, 7,6 % de moins par heure que les hommes. À ce niveau, on observe quand même une diminution: le même pourcentage était de 9,8 % en 2010.

Selon la même enquête, on observe une vraie problématique salariale: les femmes sont moins payées que les hommes pour un travail équivalent, elles ont des emplois moins valorisés et sont donc, en moyenne, moins bien rémunérées. Elle met aussi en lumière une répartition inégales des tâches de soin dans notre société. Les femmes sont plus souvent à temps partiel que les hommes (en général pour des raisons familiales). Certains emplois sont aussi très stéréotypés et sont organisés à temps partiel comme la distribution ou le nettoyage (par exemple.)

En 2014, il y avait presque autant d’hommes (51,51 %) que de femmes (48,49 %) sur le marché du travail. Cependant, quand on s’intéresse au pourcentage du travail rémunéré (jours ouvrables), on se rend compte qu’il est plutôt inégal: 43,88 % pour les femmes et 56,12 % pour les hommes. Elles ne reçoivent donc que 40,89 % des salaires payés. Et si l’on s’intéresse au taux d’emploi, on remarque qu’en 2014, 65,8 % des hommes travaillaient contre 57,9 % des femmes. Par rapport à 2005, le taux féminin a augmenté et celui des hommes a diminué.

 

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Quand il s’agit d’avantages extra-légaux, c’est à dire les avantages supplémentaires qu’un salarié reçoit de son employeur, les hommes semblent plus favorisés que les femmes. Pour le remboursement du déplacement domicile-lieu de travail, par exemple, on constate que les hommes récupèrent plus que les femmes. 484,80 € pour la gente masculine et 416,99 € pour la gente féminine. 59 % des hommes ont touchés cette indemnisation, contre 51 % des femmes.

Dans leur enquête, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes aborde aussi ce que l’on appelle le « plafond de verre » c’est à dire l’accès difficile à certaines fonctions supérieures ou les chances de promotion réduites par rapport aux hommes. Il y a clairement une sous représentation des femmes dans les fonctions dirigeantes. Elles ne sont que 34,2 % par rapport à 65,8 % chez les hommes.

8 mars

Unsplash. Samantha Sophia

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Tags: 8 mars, Combat, Droit des femmes, égalité, Femme.

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